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faux.clark a écrit : 29 mai 2025 19:44
Et l'éolien ne semble pas une solution d'avenir, ses rendements sont bien trop faibles et deux gros défauts : son intermittence et elle n'est pas stockable.
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Et l'éolien ne semble pas une solution d'avenir, ses rendements sont bien trop faibles et deux gros défauts : son intermittence et elle n'est pas stockable.
Iberdrola veut vendre tous ses parcs éoliens français sauf le juteux parc offshore de Saint-Brieuc.
Le géant espagnol, qui exploite le parc éolien en mer de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), souhaite vendre son portefeuille de parcs d’éoliennes terrestres en France. Le parc offshore breton, qui génère plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires, n’en fait pas partie.
« Nous ne ferons pas de commentaire. » Le sujet semble sensible, dans les couloirs d’Iberdrola France. Selon le média professionnel Green Univers, le géant espagnol des énergies renouvelables cherche à mettre en vente son portefeuille éolien terrestre et solaire français. Tous sauf un… Celui qui produit de l’électricité en pleine mer, dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), depuis mai 2024.
La société espagnole exploite jusqu’ici onze parcs éoliens terrestres en France, essentiellement dans l’est du pays, mais n’a pas de centrales solaires. D’autres projets en sont à différents stades d’avancement. Ce n’est pas la première fois qu’Iberdrola mène cette stratégie de revente : en 2012, il avait cédé 32 parcs éoliens français, pour la coquette somme de 350 millions d’euros. Encore en juillet 2025, Iberdrola se séparait de ses treize centrales électriques au Mexique.
294 millions d'euros générés par le parc de Saint-Brieuc.
Mais alors pourquoi garder le premier parc éolien offshore de Bretagne ? Lors du bilan de sa première année d’exploitation, les 62 turbines avaient produit « 1 500 gigawattheures », annonçait Stéphane-Alain Riou, directeur de l’éolien en mer à Iberdrola France, en juin 2025.
Soit 300 GWh de moins que l’objectif fixé. « Pour cette première année, nous sommes à 97 % de disponibilité des machines, c’est au-dessus de nos objectifs . »
La productivité de cette première année est juteuse. Le groupe avait renégocié, avec l’État, le prix de la revente de l’énergie produite à un montant fixe de 196 € le mégawattheure, soit bien plus cher que le cours de l’électricité sur le marché. Si on sort la calculatrice, le chiffre d’affaires du parc éolien de la baie de Saint-Brieuc pourrait être de 294 millions d’euros brut.
Le groupe ne communique pas sur ces chiffres. Mais sur son site internet, il précise que « l’investissement total du parc éolien en mer de Saint-Brieuc se monte à 2,4 milliards d’euros, entièrement financé par Iberdrola ». Il n’est donc pas encore rentré dans ses frais.
Pour les abonnésDroopy2 a écrit : 07 oct. 2025 20:30 Intéressant.
https://www.ouest-france.fr/economie/en ... c26b435301
Emma Milady, 29 ans, une Franco-Tunisienne installée à Cherbourg-en-Cotentin (Manche), est sur le point de créer une éolienne flottante offshore révolutionnaire. Sa technologie intrigue le monde entier.
Une éolienne unique au monde
Non, ce n’est pas un personnage d’Alexandre Dumas. Emma Milady est bien réelle. À elle seule, depuis sa maison de Cherbourg-en-Cotentin (Manche), elle façonne son destin, telle l’héroïne d’un roman épique. On lui souhaite tout de même de connaître une meilleure fin que la Milady de Winter des Trois Mousquetaires
Déjà, notre protagoniste inspire la sympathie. Insuffle à quiconque le désir de suivre son épopée. Sourire chaleureux, regard bienveillant. Pas question de s’entretenir avec cette jeune femme sans un thé et une assiette de petites douceurs à se mettre sous la dent. Des biscuits tunisiens. Honneur à ses origines.
Emma Milady, 29 ans, est un véritable prodige. Enfant, la petite Tunisienne se rêve entrepreneuse, l’audace coule dans ses veines. Un papa chef d’entreprise dans le bâtiment, une maman ingénieure en mécanique : sa destinée est déjà toute tracée. Diplôme d’ingénieure en poche, major de promo en prime, elle quitte son pays natal et s’envole vers Paris en 2018. Ses bons résultats lui ont permis de décrocher un double diplôme à la Sorbonne. Première pierre d’un édifice en cours de construction.
« J’avais déjà en tête de venir en France parce que quelques mois plus tôt, fin 2017, j’avais reçu au Sénat le prix des Femmes », raconte-t-elle. Un honneur qui lui ouvre les portes de l’Élysée. Rencontre en personne avec le président de la République. Emma Milady a alors 21 ans. « J’étais toute jeune, s’étonne-t-elle, encore impressionnée. C’était incroyable pour moi de pouvoir parler de mes projets à un Président. C’est lui qui m’a encouragée à venir en France en me disant qu’il avait besoin de talents comme moi. »
Convaincue, elle débarque donc sur les bancs de l’université du Ve arrondissement de Paris. Son truc à elle, c’est l’électromécanique. Et ça tombe bien, on recherche ses compétences dans le Cotentin, cœur nucléaire du pays.
Ici, l’ingénieure peaufine sa culture de l’énergie en travaillant d’abord pour Spie nucléaire puis pour Framatome. Et se prend d’amour pour le territoire. « Cet endroit m’a tellement plu que j’y ai acheté ma maison. Le cadre de vie est incroyable. Et je suis impressionnée de voir toute cette mixité énergétique dans un même endroit », s’exclame la jeune femme. Dans la foulée, elle perfectionne sa pratique de la langue de Molière, gomme son accent, obtient la nationalité française en 2023 et démarre la plus grande aventure de sa vie : la création d’une éolienne révolutionnaire, unique au monde.
C’est Olivier Laffitte, son compère, ingénieur chez Orano, qui remet entre ses mains l’innovation qu’il a lui-même imaginée quelques années plus tôt. Une éolienne bi-rotors, c’est-à-dire dotée de deux hélices permettant de doubler la production d’énergie. Lui a eu l’idée, elle l’a concrétisée en l’améliorant largement.
Repérée aux États-Unis
Pour concevoir cette prouesse, l’ingénieure crée sa start-up Sereo et mêle à son projet son frère, spécialiste en cybersécurité et intelligence artificielle. Ensemble, ils fabriquent, dans cette petite extrémité de France, une technologie de pointe. Guettée par les yeux du monde entier. « Le bi-rotor, c’était une exclusivité internationale, lâche-t-elle. Personne avant nous n’avait inventé cette technologie. Mais on a été espionnés, les Chinois nous ont copiés. »
Écœurée de voir sa technologie lui filer entre les doigts malgré le dépôt du brevet, la jeune femme choisit pourtant de ne pas se battre. Elle justifie : « J’ai préféré investir dans le développement de mon projet le temps et l’argent que m’aurait coûté une bataille en justice. »
Emma Milady le sait : elle n’a pas dit son dernier mot. Loin de là. « Notre technologie reste la meilleure, souffle-t-elle, sourire espiègle aux commissures. Et l’avantage, c’est que les Chinois, en construisant leur prototype plus rapidement que nous, ont prouvé que notre idée fonctionne. Maintenant, on entend bien créer l’éolienne la plus puissante au monde. »
Un siège dans le Top 10 des start-up mondiales au classement de la Silicon Valley, Best CEO Awards en 2025 à Madrid, finaliste de la Coupe du monde des start-up à New York cette année… Emma Milady séduit bien au-delà des frontières de l’Hexagone. Si elle peine aujourd’hui à recevoir le soutien des autorités et d’investisseurs français, elle est déjà très repérée et courtisée outre-Atlantique. Elle y conduit régulièrement des négociations pour lever les fonds nécessaires à la réalisation de son prototype.
Et elle trouve encore le temps d’inventer. Sa dernière trouvaille ? Un mât permettant de doubler la puissance de son éolienne. « Cette fois-ci, je ne dépose pas le brevet tout de suite, je me laisse le temps de développer mon innovation, assure-t-elle. Je ne veux pas encore une fois me faire piquer l’idée. » Oui, vraiment, cette Milady-là mériterait bien son propre roman.
Une éolienne invisible
C’est avec sa start-up Sereo qu’Emma Milady porte l’ambition de créer une éolienne off-shore révolutionnaire. L’une des particularités sera son invisibilité depuis la côte. Déjà parce que son centre de gravité a été baissé. Mais aussi parce qu’elle sera placée dans des eaux plus profondes que les éoliennes actuelles (à 60 m). « À cette distance, on ne la voit plus, ça a été prouvé scientifiquement », assure la cheffe d’entreprise. Et sa structure en V, due aux deux hélices, lui permet de se fondre dans le paysage. Un effet d’optique également vérifié.
« Il n’y a pas de technologie avec un impact zéro, reconnaît Emma Milady. Mais là, il est minimisé par rapport à celui des éoliennes actuelles. » Deux exemples pour le démontrer : la technologie bi-rotor étant flottante et plus stable, peu d’ancrages au sol seront nécessaires pour maintenir l’éolienne. Et l’intelligence artificielle, véritable spécificité du produit, permettra d’autogérer son fonctionnement. « Les vibrations seront automatiquement réduites lorsque des animaux marins s’approcheront de l’éolienne. »
30 MW
C’est l’objectif de puissance à atteindre. Si elle y parvient, Emma Milady, aura donc créé l’éolienne la plus puissante au monde. Avant d’en arriver là, l’ingénieure doit d’abord finaliser son premier prototype, d’une puissance de 16 MW. Construit à Cherbourg (Manche), il sera testé dans un bassin à Nantes (Loire-Atlantique), puis prendra son premier bain de mer probablement dans la Manche, d’ici à trois ans. « On doit prendre notre temps parce que ce s ont des innovations de rupture », conclut-elle.
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