Politique(s)

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Droopy2
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Message par Droopy2 »

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L'indice olfactif de pisse talonne désormais celui de Paris ! :mrgreen:
"Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l'effacer." Jules Renard.
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Shala
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Re: Politique(s)

Message par Shala »

Comparable à l’odeur qui se dégage des bancs de la partie extrême gauche de l’AN,
🇺🇦
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clark
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Message par clark »

bzhyoyo a écrit : 17 juin 2025 14:44 Population de Rennes :
1982 - 194 656 habitants.
2006 - 209 613 habitants.
2022 - 227 830 habitants.

Ton "village", il a gagné environ 30.000 habitants en 40 ans, donc oui, forcément, ça a changé.
Disons qu'avant cette ville était pleine de "petits villages" ...
Et Rome, Barcelone, Séville, Lisbonne, Porto sont autrement plus importantes et ont su conserver une âme.
Nous, les différentes municipalités se sont bien débrouillées pour la faire fuir. Les dissonances architecturales, mon Dieu !
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
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Droopy2
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Re: Politique(s)

Message par Droopy2 »


DONALD TRUMP
The Heritage Foundation, les missionnaires du trumpisme à l’assaut de l’Europe
Par Ivanne Trippenbach



Tout était écrit. La guerre commerciale, le démantèlement des agences fédérales, la chasse aux immigrés… Depuis le début de son mandat, Donald Trump déroule à la lettre le Projet 2025, une bible de 922 pages rédigée par le think tank conservateur. Aujourd’hui, son président, Kevin Roberts, regarde vers le Vieux Continent. En France, il vient de rencontrer plusieurs dirigeants d’extrême droite.

Derrière les épais rideaux de velours du Cercle de l’union interalliée, somptueux club parisien de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, une réception très politique se tient à un jet de pierre de l’Elysée. Cravate de rigueur pour les invités venus, ce 26 mai au soir, s’abreuver de « l’avenir du conservatisme en France et en Occident », comme le promet le carton d’invitation. L’hôte est américain, inconnu du public français, et tient dans ses mains un morceau du destin des Etats-Unis. Kevin Roberts préside la puissante Heritage Foundation, le think tank conservateur le plus influent de la galaxie MAGA (« Make America Great Again »), qui a pavé le retour au pouvoir de Donald Trump en lui fournissant le très radical Projet 2025, feuille de route officieuse de son mandat.

Crâne lisse, petite cloche symbolisant la Liberty Bell américaine épinglée au col de la veste (le logo de la Heritage Foundation), Kevin Roberts, 50 ans, affiche l’aisance des professeurs d’université. Ce natif du sud de la Louisiane est l’un des plus fervents idéologues de la seconde présidence Trump, déterminé à tout « brûler » – il affectionne les métaphores radicales – pour remodeler l’Amérique dans une version nationaliste et réactionnaire. A la tête depuis 2021 de la Heritage Foundation et de ses 350 salariés, l’historien de formation gagne à ce poste près de 1 million de dollars par an. Il est familier de Mar-a-Lago, villa du président Trump, et cultive une réelle amitié avec J. D. Vance, le vice-président des Etats-Unis de 40 ans à l’idéologie nationaliste-catholique, adulé par l’extrême droite de part et d’autre de l’Atlantique.

Kevin Roberts est surtout l’un des VRP officieux d’un grand dessein de Trump 2 : tisser la toile avec les « alliés civilisationnels en Europe », comme le formule le département d’Etat américain dans une note stratégique publiée le 27 mai. On y lit la volonté des hommes de Trump de promouvoir leur conception d’un « héritage occidental civilisationnel commun », de Paris à Varsovie. Fin mai, donc, Kevin Roberts est en France pour la première fois, dans ce but.

Une tournée discrète
La réception est organisée par un couple qui compte dans le petit milieu libéral-conservateur : Alexandre Pesey, directeur de l’Institut de formation politique (IFP), pépinière du courant national-catholique de l’ex-La Manif pour tous, et son épouse américaine, Kate Pesey. Cette ancienne membre de Republicans Overseas (l’antenne du Parti républicain à l’étranger) dirige La Bourse Tocqueville, qui envoie de jeunes identitaires à Washington. Ils comptent sur le soutien du Français Pierre-Edouard Stérin, le milliardaire catholique qui, depuis la Belgique où il s’est exilé, a imaginé pour la France un projet réactionnaire fondé sur l’alliance entre la droite conservatrice et l’extrême droite. Dans cette galaxie en quête de recettes pour conquérir la majorité, Kevin Roberts est accueilli comme un deus ex machina. Un rapprochement qui coïncide avec la nouvelle ambition de la Heritage Foundation : exporter la vision du monde du tandem Trump-Vance en Europe.

En trois jours, le président de la Heritage a réalisé une tournée de rencontres discrètes, avec Marion Maréchal, eurodéputée Identité Libertés, avec les dirigeants de Reconquête !, Eric Zemmour et Sarah Knafo, avec le nouvel allié du Rassemblement national (RN) Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes à la tête de son Union des droites pour la République, mais aussi avec des proches de Jordan Bardella… « C’est un grand professionnel de la métapolitique [action idéologique et culturelle visant à modifier les mentalités et favoriser la prise de pouvoir], les Américains sont de bons commerciaux pour vendre leur produit », admire le financier François Durvye, conseiller du RN et salarié de Pierre-Edouard Stérin, après son speed dating.

Kevin Roberts a aussi accordé un entretien à M Le magazine du Monde, sous l’œil vigilant d’un garde du corps et du directeur de la communication. « La Heritage a le privilège d’avoir joué un rôle pour faciliter le choix de notre leader, expose avec courtoisie l’homme au regard bleu acier, en lisière du jardin des Tuileries. Ce peut être utile de partager notre expérience avec nos amis en France. » Un coup de pouce pour unir les droites extrêmes, dans la veine du meeting organisé à Madrid en février par l’extrême droite espagnole Vox, sous le slogan « Make Europe Great Again », auquel Kevin Roberts assistait parmi les alliés nationalistes et populistes de Marine Le Pen.


« Nous sommes inquiets pour l’Occident, pour la France, poursuit-il. L’immigration est l’une des plus grandes menaces à nos yeux – Dieu bénisse Donald Trump pour ce qu’il fait. En France, le problème est l’immigration légale, exploitée par la gauche séculière et les groupes musulmans radicaux pour miner la souveraineté nationale. La Heritage sera toujours du côté de ceux qui lutteront contre ça. » Il se durcit à l’encontre de ses adversaires. « Je me moque de ce que la gauche radicale dit de moi, tranche-t-il fermement. Je n’ai pas de colère. Je veux juste les vaincre. A chaque élection du reste de ma vie. »

Au commencement, un tête-à-tête avec Trump
Trois printemps en arrière pourtant, le 21 avril 2022, rien n’était encore écrit. La « riposte conservatrice » dont parle Kevin Roberts paraît alors loin. Donald Trump, acculé par l’enquête du Congrès sur le coup d’Etat raté au Capitole du 6 janvier 2021, se rend sur l’île huppée Amelia, au large de la Floride, pour la conférence annuelle du think tank. Kevin Roberts est là, cravate rouge piquée de petites cloches et boutons de manchette assortis. Sur scène, l’ex-président des Etats-Unis prononce ces mots doux : « C’est un groupe formidable. Ils vont jeter les bases et détailler les plans de ce que notre mouvement fera exactement lorsque le peuple américain nous donnera un mandat colossal pour sauver l’Amérique. » Plus tôt, Kevin Roberts et Donald Trump ont emprunté un jet privé depuis la résidence de ce dernier à Palm Beach. Le cliché des deux hommes penchés l’un vers l’autre, dans les fauteuils de cuir blanc, sera dévoilé bien plus tard par le Washington Post, en août 2024.


A l’époque de ce tête-à-tête floridien, Kevin Roberts lance la confection d’un guide pour préparer une nouvelle présidence républicaine : le fameux Projet 2025. Il confie l’entreprise à l’ancien DRH de la Maison Blanche Paul Dans, en mars 2022. Sa mission, rétribuée 300 000 dollars annuels, consiste à unir 54 think tanks de la galaxie conservatrice face au danger « néomarxiste », « libéral » et « progressiste ». L’énergique Paul Dans a un dada : la guerre à l’Etat fédéral, qu’il décrit comme un quatrième pouvoir. Un jour d’avril, alors qu’il roule vers sa maison de Charleston, en Caroline du Sud, il écoute le podcast « War Room » de Steve Bannon, le stratège national-populiste qui fantasme une élection « volée » en 2020 par les démocrates et les forces obscures d’un supposé « Etat profond ». Il décide d’en faire l’axe de son plan d’action.

Un style messianique
Un an plus tard, en avril 2023, l’énorme volume est prêt : 922 pages d’inspiration nationaliste, autoritaire et réactionnaire, rédigées dans un style messianique pour « bâtir une armée de conservateurs alignés, formés et préparés ». Plus les mois passent, plus le mystérieux Projet 2025 attire l’attention. Il est associé au candidat Trump, qui exprime d’ailleurs publiquement sa reconnaissance au patron de la Heritage Foundation en février 2024, au rassemblement de la National Rifle Association (NRA), le lobby pro-armes : « Kevin, merci. » Mais, à l’été, quatre mois avant le scrutin, se joue un acte théâtral qui va semer le doute : Donald Trump désavoue le Projet 2025. Le leader MAGA n’aurait même « aucune idée » de qui se cache derrière le plan, pour lequel 140 membres de son administration de 2017 à 2020 se sont impliqués, dont six anciens ministres…


Le Projet 2025 devance Taylor Swift dans les requêtes du moteur de recherche Google. Il sera téléchargé plus de 5,4 millions de fois, un record pour un rapport de think tank. Ses concepteurs comprennent le risque d’effrayer les électeurs. Kevin Roberts ajourne la publication de son propre livre, qui développe les mêmes thèses, Dawn’s Early Light : Taking Back Washington to Save America (« La Première lueur de l’aube. Reprendre Washington pour sauver l’Amérique », Broadside Books, non traduit) au 12 novembre, soit une semaine après le vote. Il explique à ses troupes, chagrin, qu’il s’agit d’un mouvement tactique : surtout, ne pas gêner Trump. Paul Dans joue quant à lui le rôle de l’agneau sacrificiel. Le directeur du Projet 2025 démissionne de la Heritage Foundation dans une ambiance à couper au couteau. Il retourne à sa vie civile d’avocat.

Mode d’emploi de la présidence
Aujourd’hui est un autre jour. Le Projet 2025 apparaît bel et bien comme le mode d’emploi des cinq premiers mois de la présidence Trump, bouleversant les institutions internationales, perturbant le commerce mondial, déséquilibrant l’architecture constitutionnelle au profit du pouvoir exécutif… « Je dirige le pays et le monde », clame au bout de cent jours Donald Trump au magazine The Atlantic. Paul Dans est de retour à la Maison Blanche, le temps d’une soirée. Le 19 mai, il est attablé au dîner offert par le président Trump aux membres du conseil d’administration du Kennedy Center, le monumental opéra qui domine la rivière Potomac, à Washington, où « Donald J. Trump, 2025 » vient d’être ajouté à la liste des présidents gravée sur le mur de marbre, depuis que le milliardaire s’est autoproclamé président de l’institution.

Ce soir-là, la chorale de l’US Army déploie ses talents, des violons tournoient entre les tables nappées. Paul Dans est aux anges : le Projet 2025, pensé comme « un menu de buffet » où Trump pouvait picorer, se déroule au-delà de ses « rêves les plus fous », confie-t-il à M Le magazine du Monde. Kevin Roberts cultivait une obsession pour la « paix » face à Poutine ? Donald Trump, « faiseur de paix » autoproclamé, malmène Zelensky dans le bureau Ovale, le 28 février, comme un cadeau au dirigeant russe. Le Projet 2025 appelait à mobiliser l’armée à la frontière sud pour expulser des millions de migrants ? Le président signe un décret pour recourir à l’armée et diffuse des clips montrant des Latinos, chaînes aux pieds, encadrés de militaires, sur les Tarmac d’aéroports, avant d’envoyer la garde nationale à Los Angeles le 8 juin pour réprimer des manifestations anti-expulsions. Le Projet 2025 veut éradiquer les politiques « DEI », pour diversité, équité et inclusion ? L’administration Trump traque jusqu’aux mots prononcés par les agents fédéraux.

La nouvelle Maison Blanche pousse même parfois le curseur plus loin. Le chapitre sur la « bureaucratie » reconnaissait des mérites à l’Usaid, l’Agence américaine pour le développement international. Donald Trump a laissé Elon Musk démanteler brutalement cet outil du soft power américain et cibler l’organisation comme « criminelle ». Le Projet 2025 proposait de réactiver un décret de Trump 1 pour remplacer plus vite les hauts fonctionnaires après une alternance. Le nouveau pouvoir a préféré mener des purges massives, sans l’aval du Congrès, au nom de la « loyauté » au président… « On aime la glace et les frites et tout ce qui vient de France, mais l’administration, vous pouvez la reprendre, insiste Paul Dans. L’Etat est un blob, il grossit tout seul. »

La politique reproductive, un grand regret
Pourtant… Trump a beau aller plus loin que le Projet 2025, les franges ultraconservatrices restent sur leur faim quant à la première promesse du plan : la politique reproductive. Le guide chapeauté par la Heritage Foundation attribue au président des Etats-Unis la « responsabilité morale de conduire la nation à restaurer une culture de la vie », en retirant du marché la pilule abortive ou en transformant le ministère de la santé en « ministère de la vie ». « Les fondements mêmes de la moralité de notre société sont en péril », lit-on sous la plume de Kevin Roberts, pour qui le droit à l’avortement, protégé au niveau fédéral, « facilitait la mort de dizaines de millions d’enfants non-nés ».

En 2022, la Cour suprême a mis fin à cette protection constitutionnelle en annulant l’arrêt Roe vs Wade de 1973 : ce n’est « que le début », annonçait le Projet 2025. Les droits des femmes passent après les « non-nés », selon cette contre-révolution conservatrice qui se joue aussi dans les tribunaux. C’est la « priorité numéro un », nous confirme Kevin Roberts, en « catholique romain qui adorerait qu’aucun avortement n’existe ». « Il était peu probable que 100 % des mesures soient adoptées, reconnaît-il. Mais nous travaillons toujours dessus. Cela adviendra sur le long terme, si nous faisons bien notre job en parlant du “fusionnisme family first”. » Un concept qui allie vision des mœurs ultraconservatrice et projet libertarien inspiré de penseurs européens, comme Friedrich Hayek. « Nous avons besoin de plus de bébés ! », lançait Kevin Roberts le 3 février, au Sommet national anti-droit à l’avortement, à Washington.

Ancienne vitrine respectable des républicains
Donald Trump, lui, n’était a priori pas le champion naturel de la Heritage Foundation. Le milliardaire n’avait aucune connexion avec le think tank. Et, avant de devenir l’arme intellectuelle au service du mouvement MAGA, la Heritage Foundation, vieille dame de l’establishment aux 500 000 membres, était la vitrine respectable du Parti républicain. Inscrite depuis cinquante ans dans le paysage de Washington, elle possède un bloc d’immeubles sur Massachusetts Avenue, à deux pas du Capitole. Impossible de manquer son QG de sept étages, avec ses deux colonnes qui évoquent les temples de la Grèce antique, où est gravé son nom : « The Heritage Foundation ». Des hommes, jeunes et vieux, costume sombre rehaussé d’une cravate à rayures, vont et viennent d’un pas rapide. A l’intérieur, on passe sous un chandelier acheté à l’Independence Hall, à Philadelphie, lieu historique où a été rédigée la Constitution américaine. Des couloirs courbés et des bureaux sobres laissent entrevoir des portraits de Ronald Reagan et des salles baptisées « Margaret Thatcher ».

Longtemps, les conseillers seniors de la Heritage ont considéré que le national-populiste Trump n’était pas de la famille. « Un clown » qui devrait « sortir de la course » de 2016, attaquait sur FoxNews Michael Needham, à la tête de la branche lobbying Heritage Action, aujourd’hui conseiller du secrétaire d’Etat, Marco Rubio. Tout change lorsque, cette année-là, Donald Trump remporte sa première élection présidentielle. Le président de la Heritage Foundation est alors l’ex-sénateur proche du Tea Party Jim DeMint.

Après une nuit électorale au QG de la Heritage, il réunit quelque 200 membres dans l’auditorium pour se féliciter de n’avoir pas ostracisé Trump, comme le voulaient ses « amis » conservateurs et des membres de sa fondation. Cela tombe bien… Le président-élu n’est pas prêt. Heritage l’est pour lui. Aidé par Steve Bannon, chef de la stratégie à la Maison Blanche, le think tank lui fournit une base de noms : plus de 60 recrues des cabinets ministériels et des agences fédérales, et quelques membres du gouvernement. Malgré tout, Donald Trump peine à nommer des fidèles aux 4 000 postes-clés. Il compte surtout sur sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner.

Ronald Reagan, idole du think tank
Agence de ressources humaines, c’est la raison d’être de la Heritage depuis sa création, en 1973. « Avant tout, vous devez avoir les bonnes personnes », a coutume de dire son fondateur, Edwin Feulner, dinosaure du monde républicain, aujourd’hui âgé de 83 ans, issu d’un courant méfiant envers les RINO (republican in name only, « républicains de nom seulement »). En 1980, c’est sous l’impulsion d’Ed Feulner que la Heritage s’engage pleinement dans la campagne de l’ancien acteur de Hollywood Ronald Reagan.

Dans son ranch de Santa Barbara s’alignent les ouvrages des penseurs libéraux Milton Friedman et Friedrich Hayek. « On a su qu’il était l’un des nôtres », a confié Feulner au New York Times Magazine en 2018. Le think tank produit alors un volume de 1 093 pages, Mandate for Leadership. Arrivé à la Maison Blanche, Reagan le distribue au premier conseil des ministres. Il se vantera d’avoir appliqué 60 % des mesures. Plus de quarante ans plus tard, le Projet 2025 porte le même titre, Mandate for Leadership et Reagan reste l’idole du réseau Heritage. « La longue marche du marxisme culturel par le biais de nos institutions touche à sa fin », écrit Paul Dans, en présentant l’ère Trump comme la suite de « 1980 ».

Avec Trump, la Heritage a vu l’occasion de revenir au centre du jeu, après un creux pendant les années Bush. Le chemin avait été ouvert par Jim DeMint. Sa successeure en 2018, l’Afro-Américaine Kay James, poursuit sur cette lancée. Cette républicaine qui a servi sous Reagan et George W. Bush rêve ainsi de convertir les jeunes, les femmes et les minorités aux idées conservatrices. Un dessein en partie réalisé… sans elle. En 2021, la seule femme à avoir accédé au sommet de la Heritage démissionne, jugée trop modérée, elle qui écrit en plein mouvement Black Lives Matter, en 2020 : « Combien de Noirs devront encore mourir ? Le racisme en Amérique est une blessure mortelle. » L’homme qui la remplace incarne une ligne radicale : Kevin Roberts.

Viktor Orban, source d’inspiration
Né dans une famille catholique, cet homme marié et père de quatre enfants était salué comme un excellent historien à l’université d’Austin, au Texas, où il a obtenu un doctorat après une thèse sur l’esclavage face à l’ordre racial des Blancs. Auprès de M Le magazine du Monde, il nie « catégoriquement » avoir changé depuis l’époque où il « utilisait les archives historiques pour redonner une voix et une humanité aux esclaves ». Dix ans plus tard, alors qu’il dirige l’université catholique du Wyoming, le très pieux Kevin Roberts refuse des fonds fédéraux qui l’obligeraient à admettre des personnes transgenres ou LGBT – un « bastion de cow-boys cathos », brocarde le New York Times. Il presse les étudiants de « se conformer à la vérité catholique ».

On le dit inspiré par le Hongrois Viktor Orban dans sa croisade pour l’identité blanche et chrétienne. En mars 2024, Kevin Roberts avait discrètement accueilli le premier ministre nationaliste dans les locaux de la Heritage Foundation, après que le Hongrois avait rendu visite à Donald Trump à Mar-a-Lago. « La Hongrie nous a inspirés, nous confirme Roberts à Paris. Grâce à Orbán, l’identité nationale en Hongrie a ressuscité. L’Union européenne utilise l’oripeau de la démocratie contre lui. C’est une leçon pour nous aux Etats-Unis. » Il y a quelques années, à Budapest, Kevin Roberts avait été impressionné par les grands travaux lancés par Orbán pour effacer toute trace du passé communiste. La preuve que la volonté politique peut tout, même réécrire l’histoire. « On a des bâtiments de style soviétique à Washington, ajoute-t-il. Comme le ministère de l’éducation, qui heureusement est en train d’être démantelé. »

Kevin Roberts est ainsi l’homme qui a achevé la conversion de la Heritage aux idées trumpiennes. En politique étrangère, il a recruté des senior advisors favorables à la réduction de l’aide militaire américaine à l’Ukraine et hostiles à l’OTAN. En matière commerciale, la Heritage a pris un tournant ultraprotectionniste, rompant avec le libre-échange cher aux républicains pour engager la guerre des droits de douane. « C’est le contexte qui a changé : on est attaqués par des pays – ici, l’Union européenne – qui se cachent derrière le mythe du libre-échange, mais refusent d’en respecter les règles », répond Kevin Roberts, quelques heures après que Donald Trump a menacé d’appliquer une taxe douanière de 50 % à l’Europe. « Il y a dix ans, j’aurais pu être inquiet, dit-il au sujet de la plongée boursière. Mais l’incertitude, que les marchés n’aiment pas, va se dissiper d’ici à septembre ou octobre. Et début 2026, ce sera une victoire économique. »

J. D. Vance, l’allié naturel
Pour la Heritage pro-Trump, le grand pari s’est en tout cas révélé payant. Les auteurs du Projet 2025 sont les fidèles lieutenants qui entourent aujourd’hui le président, lorsqu’il reçoit dans le bureau Ovale ou qu’il arpente la scène de la Conservative Political Action Conference (CPAC), la grand-messe des conservateurs du monde entier. Russ Vought, responsable du chapitre sur le pouvoir unitaire du président et sa gouvernance par décrets : directeur du budget de la Maison Blanche. Stephen Miller, inspirateur du plan d’expulsion massive de migrants : chef adjoint de cabinet de Trump et idéologue du nationalisme blanc, pièce maîtresse de sa présidence. Tom Homan, rebaptisé « tsar de la frontière » par Trump : directeur exécutif adjoint chargé des expulsions. Peter Navarro, idéologue du « juste échange » dans le Projet 2025 : conseiller chargé du commerce à la Maison Blanche, apôtre des droits de douane massifs. John Ratcliffe, enfin : patron de la très sensible CIA…

Donald Trump est leur leader officiel, mais l’allié naturel de la Heritage est J. D. Vance. Converti au catholicisme à 35 ans, le vice-président endosse le discours de la frange évangélique sur « la famille », « les droits individuels donnés par Dieu » et « la dévotion religieuse comme la plus grande source de bonheur du monde », selon les mots du Projet 2025. Il sera « l’un des leaders, si ce n’est le leader, de notre mouvement », pressentait même Kevin Roberts, en mars 2024, auprès de Politico. On retrouve la signature de l’ancien sénateur de l’Ohio dans un rapport du think tank de 2017, du temps où il défendait la classe ouvrière blanche du Midwest. Il a aussi préfacé le livre de son ami Kevin Roberts : « Il est temps de mettre les chariots en cercle et de charger les mousquets », écrit le vice-président des Etats-Unis, pour qui la Heritage Foundation est « le moteur d’idées le plus influent pour les républicains, de Ronald Reagan à Donald Trump ».

Steve Bannon jubile
Un autre homme avait brandi le Projet 2025 comme une bible pour « démanteler l’Etat administratif brique par brique », avant d’être conduit en prison quatre mois pour avoir entravé l’enquête du Congrès sur l’attaque du Capitole : Steve Bannon. En ce printemps 2025, l’idéologue de l’alt-right MAGA jubile. Nous le retrouvons à Washington, dans l’une de ces maisons étroites de Capitol Hill datant de l’ère napoléonienne, derrière la Cour suprême, où il vit une partie de l’année.

Au sous-sol aménagé en studio d’enregistrement, le podcasteur Bannon, toujours très influent auprès de la base trumpiste, s’empare d’un exemplaire du Projet 2025 posé sur la cheminée, à côté d’un tableau de lui-même et d’une de ses citations encadrée aux accents conspirationnistes : « Il n’y a PAS de complot mais il n’y a PAS de coïncidence. » S’il n’a pas contribué au Projet 2025, il ne rate jamais une occasion de remercier ses « amis » de la galaxie Heritage. « Personne n’a publié un livre comme celui-là. Ces quatre ans nous ont permis de tout planifier, de placer 500 personnes des think tanks dans l’administration. Vous en voulez un exemplaire ? » Il offre le Projet 2025 comme un missionnaire distribue l’Evangile, et s’amuse à dédicacer le pavé au Monde, ponctuant son message de points d’exclamation triomphants : « MAGA !!! »

Le cheval de Troie du trumpisme en Europe a plusieurs visages. Avant la Heritage Foundation et ses satellites, Steve Bannon avait déjà tenté de coaliser les extrêmes droites du Vieux Continent à l’approche des élections européennes de 2019. Il a notamment été l’invité d’honneur du congrès du Front national de Marine Le Pen en 2018. Sept ans après, l’idéologue MAGA décrit les dessous de « la révolution national-populiste » aux Etats-Unis – une nouvelle génération d’élus MAGA au Congrès, des hauts fonctionnaires formés dans des think tanks pro-Trump – et invite les nationalistes d’Europe à s’en inspirer.

Evidemment, il faut un leader solide, ajoute-t-il en référence à Marine Le Pen, condamnée pour détournement de fonds publics en première instance : « Elle risque la prison. Mais elle est forte. On va la soutenir dans tout ce dont elle a besoin pour montrer que cette affaire est une farce, comme pour Bolsonaro. Elle serait parfaite pour être présidente de la France. » Il répète que « Bardella est un clown, un petit garçon, une blague. Contre les puissances mondialistes, il faut être dur comme l’acier. Etre prêt à aller en prison ».

Bannon fait partie de cet écosystème pro-Trump qui cultive les références à l’Europe. Sa maison décorée « à la française » évoque son autre repaire : le restaurant français Butterworth’s, l’un de ces nouveaux lieux de rendez-vous de l’élite MAGA de Washington, où il dînait la veille. On y fête les victoires de Trump et la disgrâce d’Elon Musk, en dégustant tartare de veau au foie gras et caviar. Le bistrot, détenu par l’ancien rédacteur en chef du site d’extrême droite Breitbart, Raheem Kassam, un ami de Bannon, est parsemé de détails évoquant l’époque victorienne.

Un portrait de la reine Elizabeth est accroché au mur. Des touches de culture classique européenne prisées de la génération MAGA élevée entre le quartier new-yorkais de Manhattan et les salons bon teint de Washington. « Le trumpisme a ressourcé le Parti républicain dans une vision identitaire. Or la source civilisationnelle de l’Amérique, c’est l’Europe, sa profondeur culturelle et chrétienne », exalte Nicolas Bay, l’ancien numéro deux du Front national devenu RN, aujourd’hui eurodéputé affilié au groupe de Marion Maréchal, venu à Washington en février pour nouer des contacts à la Heritage Foundation. Le rendez-vous a eu lieu en marge du raout annuel de la CPAC, auquel M Le magazine du Monde a assisté.

L’Union europénne, une institution à abattre
Opération cartes de visite et petits fours : Nicolas Bay participe ce jour-là à un cocktail des eurodéputés conservateurs, nationalistes et identitaires au QG de la fondation, sur Massachusetts Avenue. Ces contacts avec les extrêmes droites européennes ont lieu avec la régularité d’un métronome. Fin janvier, la Heritage avait rencontré le Tchèque Filip Turek, climatosceptique et friand des objets du IIIe Reich, membre du groupe europhobe Patriotes pour l’Europe, où siège le RN de Jordan Bardella. Le 11 mars, la Heritage accueillait à huis clos le Mathias Corvinus Collegium, école hongroise dirigée par le conseiller politique de Viktor Orban, et l’Ordo Iuris, fondation traditionaliste polonaise.

C’est là que les deux instituts ont choisi de présenter leur rapport, « La grande réinitialisation », visant à démanteler l’Union européenne de l’intérieur en calquant les priorités de Trump 2. « En ce qui concerne l’Europe, le président Trump a une stratégie qui consiste à diviser pour mieux régner », confiait E. J. Antoni, l’un des économistes du Projet 2025, en marge de la visite de l’Italienne Giorgia Meloni à Washington, en avril. C’est aussi là, dans ces auditoriums tamisés de la Heritage, que se consolide la droitisation des Etats-Unis et que s’échafaude, en partie, celle de l’Europe, au fil de conférences critiques sur les agendas climatiques ou la politique vaccinale.

Il y a aussi des élus centristes curieux. Comme l’ex-conseiller d’Emmanuel Macron David Amiel, qui s’est retrouvé à la Heritage en marge de l’assemblée annuelle du FMI, en avril. Le député de Paris a rencontré James Carafano, principal conseiller de Kevin Roberts. Il en est sorti « extrêmement inquiet de l’offensive ultraréactionnaire américaine » et l’a remonté à l’Elysée. « Leur vrai projet consiste à démanteler toutes les avancées de l’Amérique depuis les années 1960, le droit à l’avortement, la prise de conscience climatique, les droits civiques… insiste David Amiel. Dans le bloc d’extrême droite américaine, il y a l’aile populiste qui parle aux petits Blancs des Etats désindustrialisés, l’aile oligarchique des patrons de la tech, l’aile ultraréactionnaire de la Heritage. La guerre culturelle réunit tout le monde, c’est le ciment de la coalition trumpiste. »

Points d’entrée en Europe
Pendant ce temps, les points d’entrée en Europe se multiplient, avec des profils politiques issus des réseaux Heritage. Comme ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne, Donald Trump a choisi l’ancien patron de chaînes de fast-food Andrew Puzder, associé à ses pubs suggestives (« J’aime les belles filles qui mangent des hamburgers en bikini »). Il avait dû renoncer à sa nomination comme ministre du travail en 2017, rattrapé par l’emploi au noir d’une sans-papier et d’anciennes accusations de violence conjugale.

Cet ancien avocat de la lutte antiavortement, qui a contribué à rédiger la loi du Missouri de 1989 selon laquelle la vie débute dès la conception, est un éminent intervenant de la Heritage Foundation. « Mon grand ami », dit de lui Kevin Roberts lorsqu’il l’accueille dans son podcast sur fond de musique country, le 22 janvier. Andrew Puzder y étrille une élite financière adepte des politiques DEI en entreprise, un « socialisme déguisé », au détriment des profits des actionnaires. On retrouve aussi la fine fleur des réseaux conservateurs autour de Charles Kushner, nommé par Trump ambassadeur des Etats-Unis en France – et père de Jared, le mari d’Ivanka Trump. Gabriel Scheinmann, invité de la Heritage Foundation en tant que patron de l’Alexander Hamilton Society, autre think tank de Washington, devrait arriver à Paris comme chef de cabinet de l’ambassadeur.

L’élection du Polonais Nawrocki, une victoire
Aux Etats-Unis, démocrates et patrons de think tanks libéraux s’en mordent les doigts. Comme l’écrivain nigérian-américain Tope Folarin, directeur général du libéral Institute for Policy Studies : « Tout était écrit, mais on ne l’a pas pris assez au sérieux. Maintenant, les architectes du Projet 2025 déroulent un agenda de long terme qui s’attaque aux idées, à la culture et aux libertés. » Et au modèle libéral européen. « Peu de fondations américaines ont un intérêt croissant pour l’Europe de l’Ouest, atteste Nicolas Conquer, tête d’affiche française de Republican Overseas. La Heritage peut inspirer de la doctrine ici, un Projet 2027 à la française… »

L’administration Trump n’a pas hésité, en mars, à intimer aux grands groupes européens de stopper leur politique interne d’inclusion et d’égalité. Ingérence qui a fait bondir le patronat, les syndicats et le gouvernement français, pour qui « les valeurs du nouveau gouvernement américain ne sont pas les nôtres ». Dans la droite ligne de l’offensive idéologique de J. D. Vance, à Munich, en février, la Heritage Foundation a produit des notes sur le « free speech » : haro sur « l’impérialisme numérique » de Bruxelles qui imposerait les standards européens de régulation de la haine en ligne. Une « censure des Big Tech », lit-on, qui aurait « des conséquences dévastatrices »… sur les élections américaines.

Le 27 mai pourtant, pendant que Kevin Roberts rencontrait le gratin de l’extrême droite à Paris, Donald Trump envoyait sa secrétaire à la sécurité intérieure, Kristi Noem, en Pologne, pour soutenir le nationaliste-conservateur Karol Nawrocki dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. « Il doit être le prochain président de Pologne. Vous m’entendez ? », a-t-elle harangué le doigt pointé, sur la scène de la CPAC, déclinée pour la première fois en Pologne. Vœu exaucé : le candidat admirateur de Trump, reçu à la Maison Blanche un mois plus tôt, a remporté l’élection sur un fil, le 1er juin. A la Heritage Foundation, on s’est réjoui d’une « énorme victoire » : « L’Europe pourra peut-être être sauvée. »
"Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l'effacer." Jules Renard.
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Droopy2
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Le Qatar humaniste: "Je serai le premier supporter du PSG !" :psg:
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
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Droopy2
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Ça swingue, c'est groovy ! :star: :arto: :clark3:
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
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Message par clark »

Le sondage réalisé par Harris Interractive en avril sur "l’opinion des Français à l’égard de la Présidentielle" a été publié.
Enquête réalisée en ligne du 8 au 10 avril 2025.
Échantillon de 1068 personnes représentatif de la population Française âgé de 18 ans et plus, dont 946 personnes inscrites sur les listes électorales françaises.
Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

A noter :
"Le potentiel électoral ne constitue nullement une intention de vote.
Il reflète avant tout la possibilité de voter pour une personnalité mais ne donne pas d’indication sur la transformation effective en vote à l’issue de la campagne.
Le moment du vote constitue un choix dans le cadre d’une offre définie et concurrentielle.
Ici, les personnes interrogées étaient invitées à répondre favorablement ou défavorablement à chacun des noms leur étant proposés."

C'est une véritable catastrophe (annoncée) pour la gauche.
Sur les 8 personnalités en tête, une seule est de gauche (Raphaël Glucksmann) et il n'est que 7ème...
Et le plus inquiétant, c'est l'extrême-droite qui rafle le plus de places et on remarque que même Marion Maréchal revient dans la course ...
Nicolas Sarkozy est 11ème malgré ses déboires ... :loul:
J-luc (mon potos à moi que j'ai) est dans la deuxième colonne.

A force de plus s'intéresser au Moyen-Orient et aux étrangers qu'à leur propre pays, de ne pas avoir les yeux en face des trous pour ce qui concerne les violences urbaines et la sécurité, de se foutre comme de l'an 40 de la problématique du pouvoir d'achat/ne pas faire de propositions économico-sociales réalistes dans un monde libéral qu'elle ne changera pas, on en arrive à ça.
La gauche d'autrefois était autrement plus responsable et en phase avec le pays, à tous les niveaux !
Deux ans pour changer ce bazar et revenir à la raison !

Le potentiel électoral de différentes personnalités publiques françaises :

Image


Le potentiel électoral de différentes personnalités publiques françaises, auprès des sympathisants de différentes formations politiques

Image

Image

L'analyse/rapport du sondage :
https://harris-interactive.fr/opinion_p ... dentielle/
https://harris-interactive.fr/wp-conten ... l-2025.pdf
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
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Karlmat
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Re: Politique(s)

Message par Karlmat »

C'est bien, t'as trouvé un sondage qui te permets de raconter encore une fois une de tes histoires de moulins à vents favorites.
Continue, Don Quichotte, on en reparle dans 2 ans de ton Gluglu néo-macroniste au charisme d'huître !

:tony:
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clark
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Re: Politique(s)

Message par clark »

Je n'y suis pour rien, j'ai juste vu ce sondage présenté à la téloche ce soir. Tout le monde ne vit pas en circuit fermé, hors du temps.
Et c'est vrai que le résultat est assez affolant ... mais pas vraiment étonnant si on suit l'actualité et qu'on parle à tous, hors clan...
Et pour t'avouer la vérité, je n'ai pas de personnage politique favori (pas de Gluglu :oveur: ).
Vu l'insignifiance des projets, je me résous à fonctionner à la débrouille. Je n'ai pas de rêve, pas de temps à perdre si je veux un peu encore profiter de la vie dans une ambiance acceptable.
Bien sûr pour cela et si je dois voter, je me positionnerais sur une équipe capable de proposer un programme social-libéral décent.
Je sais qu'à ce jour et vu les blocages, les oppositions épidermiques, c'est un vœu pieux et que cela exclut de fait les deux tendances extrêmes radicales. J'espère qu'on se dirigera vers le moins pire.
Je pense qu'on survivra :ber:
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Droopy2
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Re: Politique(s)

Message par Droopy2 »

Retailleau, Wauquiez, Darmanin, Philippe, de Villepin, lequel préférez vous contre Le Pen ou Bardella ? :syl:
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Re: Politique(s)

Message par clark »

En France, on est vraiment trop gâté ! :clark3:
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Karlmat
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Re: Politique(s)

Message par Karlmat »

Droopy2 a écrit : 26 juin 2025 22:44 Retailleau, Wauquiez, Darmanin, Philippe, de Villepin, lequel préférez vous contre Le Pen ou Bardella ? :syl:
C'est ce qui se passe quand les sociaux-traîtres mènent une politique qui délaisse l'intérêt général au profit des ultra-riches en oubliant les valeurs de la gauche (coucou les hollandistes).
Vive le dictariat de la prolétature !
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Re: Politique(s)

Message par Droopy2 »

Mais qui choisirais-tu ? :mrgreen:
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Re: Politique(s)

Message par fancasmor »

Le grand duc du Luxembourg ?
Notre Dame du Verger veillez sur vos fils.

Ca ne sert a rien d'être gentil avec les gens, de toute façon ils vont mourir.
Je me souviendrai longtemps du jour de ma mort.
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