L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Ici, ça rigole po.
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fancasmor
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par fancasmor »

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bzhyoyo a écrit : 10 oct. 2024 19:33 Je demande l'indulgence du jury, il était tôt et j'ai lu trop vite et j'étais pas bien réveillé. Que ceux qui ne l'ont jamais fait (lire trop vite), me jettent la première pierre.
On peut lui jeter la palette entière de parpaing ?
Histoire de pas le manquer :mrgreen:
Notre Dame du Verger veillez sur vos fils.

Ca ne sert a rien d'être gentil avec les gens, de toute façon ils vont mourir.
Je me souviendrai longtemps du jour de ma mort.
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Droopy2
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Droopy2 »

REPORTAGE
Des familles de la campagne rochelaise ont fait analyser les cheveux et les urines de leurs enfants. Selon les informations du « Monde » et de Franceinfo, de nouveaux cas de cancers ont été identifiés dans la plaine céréalière d’Aunis. Plusieurs mineurs sont morts.

Noé Gülbol, adolescent de 14 ans avec sweat à capuche et mèche devant les yeux se balade souvent dans les champs de blé ou d’orge pour promener son chien Punky ou faire un tour à vélo. Alors, quand il a appris la présence de pesticides dans ses cheveux et ses urines, il n’a pas vraiment été surpris : « Je savais qu’il y en aurait. A chaque fois qu’il y a des épandages, on le sent dans la maison. » Sa petite sœur, Lana, 11 ans, trouve « bizarre d’avoir ça dans [son] corps » : « Ça m’inquiète. »


Noé et Lana habitent à Périgny (Charente-Maritime), une ville d’à peine 9 000 habitants entourée par les terres agricoles de la grande plaine céréalière d’Aunis, près de La Rochelle. Depuis une alerte du CHU de Poitiers en 2018 sur des cas de cancers pédiatriques dans la commune voisine de Saint-Rogatien (2 400 habitants) et la mort l’année suivante de Pauline, une Rogatienne de 15 ans, l’inquiétude ne fait que se renforcer sur le territoire à mesure que de nouveaux cas apparaissent.

Aussi, à l’initiative de l’association Avenir Santé Environnement, créée en 2018 à la suite de la déclaration du cancer de Pauline, les familles de Noé, Lana et de soixante-dix autres enfants (âgés de 3 à 17 ans) de six communes de la plaine d’Aunis (Périgny, Saint-Rogatien, Montroy, Clavette, Bourgneuf et Dompierre-sur-Mer) ont fait analyser des prélèvements de cheveux et d’urine par le laboratoire de toxicologie et de pharmacovigilance d’un CHU. Les résultats seront restitués samedi 12 octobre lors d’une réunion publique après une marche organisée à La Rochelle appelant à « une véritable transition agricole » et à « un plan de sortie des pesticides de synthèse ».

Pesticides interdits
Le Monde et Franceinfo ont eu accès aux résultats. Quatorze molécules différentes ont été retrouvées dans les urines et quarante-cinq dans les cheveux, et jusqu’à six (dans les urines) et dix (dans les cheveux) par enfant. Tous présentent des traces de pesticides. Certains sont particulièrement préoccupants. Ainsi du phtalimide, détecté dans les urines de plus de 15 % des enfants : cette molécule est le produit de la dégradation du folpel, un fongicide classé cancérogène, mutagène, et reprotoxique possible par l’Agence européenne des produits chimiques. Ainsi, également de la pendiméthaline, présente dans 20 % des prélèvements capillaires. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) associe cet herbicide très utilisé pour les cultures céréalières à des risques de cancer (pancréas et colorectal).

Parmi ces substances figurent aussi des pesticides interdits. Certains sont vraisemblablement liés à un usage domestique comme le fipronil, insecticide interdit en agriculture depuis 2013 mais autorisé en usage vétérinaire comme antiparasitaire (puces, tiques…). D’autres, en revanche, semblent en Canard direct avec des pratiques agricoles passées ou actuelles. Ainsi de l’atrazine, herbicide interdit depuis 2004 en raison de son potentiel perturbateur endocrinien et neurotoxique ou du dieldrin, un insecticide interdit depuis les années 1970 en raison de son potentiel cancérogène mais très persistant dans l’environnement.

L’interprétation toxicologique des résultats a été confiée à Laurence Huc, directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. La toxicologue attire l’attention sur la présence de plusieurs insecticides néonicotinoïdes interdits et en particulier de l’acétamipride, dont les effets neurotoxiques pour le développement du cerveau sont signalés depuis 2013 par l’EFSA. « En retrouver dans des urines d’enfants, c’est très inquiétant », alerte Laurence Huc.

L’acétamipride et son métabolite (issu de sa dégradation dans l’organisme) ont été détectés dans les urines de douze enfants (17 %). Les niveaux de concentration sont particulièrement élevés chez les plus jeunes et davantage s’ils habitent à proximité des champs. « C’est très rare de retrouver cette molécule dans les urines car elle s’élimine très vite, commente Laurence Huc, c’est le signe d’une exposition aiguë quelques jours avant les prélèvements, tous réalisés le même jour en avril. » La toxicologue écarte la piste d’une contamination alimentaire : « Les enfants concernés sont scolarisés dans sept écoles, il est peu probable qu’ils aient mangé les mêmes aliments. » Elle privilégie l’hypothèse d’un épandage. Chercheur au CNRS et grand spécialiste des néonicotinoïdes, Jean-Marc Bonmatin évoque de « probables usages illégaux » : l’acétamipride reste autorisé en Europe, mais il est interdit en France depuis 2018. Contactée, la chambre d’agriculture de Charente-Maritime n’a pas répondu à nos sollicitations.

A l’instar de l’acétamipride, une dizaine de pesticides dont le folpel et la pendiméthaline ont également été retrouvés dans les analyses d’air réalisées par l’observatoire de la qualité de l’air de Nouvelle-Aquitaine à partir du capteur installé sur la commune de Montroy, au cœur de la plaine céréalière d’Aunis. Le président d’Avenir Santé Environnement, Franck Rinchet-Girollet, réclame « une enquête pour déterminer l’origine de ces pesticides dangereux dont certains sont interdits ». Contactée, l’agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine ne souhaite « pas commenter des études civiles non scientifiquement prouvées ». « Depuis 2018, il y a une alerte sanitaire sur des excès de cancers pédiatriques, c’est scandaleux que ce soit à une association de faire du biomonitoring, fulmine Laurence Huc. Et le problème s’aggrave avec de nouveaux cas chaque année. »

La Ligue contre le cancer finance depuis 2018 une étude pilotée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et le registre des cancers de Poitou-Charentes sur les cancers à Saint-Rogatien et à Périgny. Selon nos informations, le nombre de cas est passé de six sur la première période étudiée (2008-2015) à dix entre 2008 et 2020 (dernière année pour laquelle les données sont disponibles). Chaque publication confirme un « excès de risque » de cancers pédiatriques à Saint-Rogatien. « Tous les ans on arrive à la même conclusion : le nombre de cas de cancers d’enfants à Saint-Rogatien est plus de quatre fois supérieur à la moyenne attendue. C’est énorme », réagit Jean-Marie Piot, président de la Ligue contre le cancer en Charente-Maritime.

« On empoisonne nos enfants et rien ne change »
Selon nos informations, au moins cinq autres cas ont été identifiés depuis la dernière actualisation de l’étude : deux à Périgny, deux en 2024 à Bourgneuf et un autre dans la commune de La Jarrie. A La Jarrie, un adolescent est mort en début d’année. Périgny a enterré en juin un garçon de 4 ans quelques mois après la déclaration de sa maladie. La commune avait déjà pleuré la disparition d’Antoine, mort à 13 ans en mars 2022.

Antoine a été emporté en moins d’un an par un gliome du tronc cérébral, une tumeur du système nerveux central. « Que moi j’aie un cancer à 50 ans à cause de la cigarette, d’accord, mais qu’un enfant ait un cancer à 13 ans, ce n’est pas normal, c’est insupportable, témoigne pour la première fois sa mère, Joëlle, qui souhaite conserver l’anonymat. Je suis en colère car on sait mais on ne fait rien. On empoisonne nos enfants et rien ne change. L’agriculture doit servir à nourrir la population et non à tuer ses enfants. »

Dès 2013, une expertise collective de l’Inserm a mis en évidence un Canard entre l’exposition aux pesticides et plusieurs cancers pédiatriques dont celui d’Antoine. Les cancers pédiatriques à Saint-Rogatien, Joëlle et son époux en avaient « entendu parler de loin » : « On était passés à l’eau en bouteille et on cultivait un potager bio. Je pensais protéger mes enfants et maintenant je me demande si ce n’est pas moi qui ai empoisonné mon fils avec toute cette terre polluée. » Joëlle raconte avoir quitté la banlieue parisienne il y a vingt ans pour s’installer à Périgny en « pensant offrir une meilleure vie à ses enfants ». La famille s’est installée à La Rochelle après le décès d’Antoine. Aujourd’hui, Joëlle « regrette de ne pas avoir déménagé plus tôt ».

« Tous les ans, il y a de nouvelles alertes »
Franck Rinchet-Girollet, lui, a quitté Dompierre pour Vérines, dans la plaine d’Aunis. Son fils de 7 ans est en rémission d’un cancer depuis cinq ans. Le prochain examen médical est fixé le 15 octobre : « On vit toujours dans l’angoisse d’une rechute. » Longtemps chauffeur de bus pour la régie de La Rochelle, il laissera bientôt la présidence d’Avenir Santé Environnement : il a accepté en septembre de devenir attaché parlementaire du nouveau député écologiste de la circonscription, l’agriculteur Benoît Biteau. « Est-ce que les cancers pédiatriques ont un Canard direct avec l’exposition aux pesticides ? C’est aux autorités sanitaires de répondre. Mais il n’y a pas de réaction alors même que, tous les ans, il y a de nouvelles alertes. »

En 2021, un captage d’eau potable est fermé sur la commune de Clavette après la découverte de concentrations élevées de chlortoluron, herbicide très utilisé sur les céréales et cancérogène suspecté. En 2022, des niveaux jamais enregistrés en France de prosulfocarbe sont mesurés dans l’air de la plaine d’Aunis : l’agglomération de La Rochelle demande en vain au gouvernement un moratoire pour cet herbicide massivement utilisé pour traiter les céréales d’hiver.

En 2023, l’agglomération est obligée de fermer quinze points de captage d’eau dans la plaine d’Aunis après la découverte de chlorothalonil, un produit de dégradation d’un fongicide interdit depuis 2020. En 2024, l’eau du robinet est de nouveau « non conforme » après un pic de pollution du fleuve Charente, principale ressource en eau potable de l’agglomération, au fosétyl, un traitement fongicide utilisé contre le mildiou, en particulier dans le vignoble du Cognaçais.

Maire (sans étiquette) de Périgny, Marie Ligonnière a assisté aux obsèques du petit garçon de 4 ans en juin : « C’est tabou la mort d’un enfant », souffle-t-elle. Elle dit éprouver à la fois un sentiment de « révolte » et d’« impuissance ». Mardi 8 octobre, elle a transmis un nouveau signalement à l’ARS. Il concerne cette fois des adultes. Un administré lui a envoyé un mail mentionnant « quatre cancers, une tumeur cérébrale, deux Alzheimer, une sclérose en plaques » dans un rayon de 50 à 100 mètres, en bordure de champs, dont quatre décès. « De quels leviers je dispose en tant qu’élue ?, interroge Marie Ligonnière. On demande des moratoires sur les pesticides, mais on n’a aucun soutien au niveau national. Au contraire, le gouvernement détricote le plan Ecophyto. »

Les demandes de la population s’affichent aussi, à la bombe, sur un entrepôt agricole à l’abandon : « Stop glyphosate ! Assassins de la terre ! » En 2023, la communauté d’agglomération de La Rochelle avait lancé une médiation inédite pour tenter de renouer le dialogue entre agriculteurs et riverains. Elle s’est achevée au bout de trois mois sur un échec et le saccage de la propriété d’un responsable de Nature Environnement 17 par des agriculteurs. Des comités de pilotage « pesticides et voisinage » se poursuivent malgré tout. Marie Ligonnière continue d’y participer : « Le problème, ce ne sont pas les agriculteurs, qui sont les premières victimes des pesticides et qu’il faut accompagner vers un nouveau modèle, mais leurs représentants qui martèlent toujours le même credo : pas de changement sans produit de substitution. »

Parmi les très rares avancées arrachées, une application est censée permettre depuis avril aux agriculteurs de prévenir les riverains avant un épandage. Sur la vingtaine d’exploitants agricoles de cinq communes de la plaine d’Aunis concernées par ledit comité de pilotage, un seul l’a téléchargée : pour l’heure, il n’a déclaré aucune parcelle.

Stéphane Mandard
La Rochelle, Périgny, Saint-Rogatien [Charente-Maritime], envoyé spécial
"Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l'effacer." Jules Renard.
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Karlmat
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Karlmat »

Putain quelle honte.
Tant que la recherche du profit aveuglera les petits cerveaux de certain décideurs, on aura affaire à ce genre de scandale.
Vive le dictariat de la prolétature !
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Droopy2
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Droopy2 »

"Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l'effacer." Jules Renard.
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Droopy2 »

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Ru ha Du
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Ru ha Du »

https://youtu.be/5BABnE_rQSc?si=5OstkS6vHCK77WEE
Cancers à Saint-Nazaire: l'Etat protège les industriels
Minorité majoritaire, on me dit que je ressemble à Alain de loin
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Droopy2 »

« Tout semble en place pour une réinvention du fascisme autour de la question environnementale »

Les fascismes émergents sont les compagnons d’une idéologie libertarienne qui prône le démantèlement de l’Etat, la dérégulation totale de l’industrie, et la poursuite de la destruction de la nature, s’inquiète dans sa chronique.

Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».


Cette fois-ci, le fascisme est de retour en Occident, et si la conversation publique a un peu de mal à en prendre acte, c’est sans doute autant par pusillanimité et désir inconscient de conjurer l’évidence que parce qu’il est difficile de définir précisément ce qu’est un dirigeant, un mouvement ou un régime fasciste.

Non content d’avoir suscité l’assaut contre le Capitole en 2021, à Washington, Donald Trump a fait campagne avec des vidéos proclamant la venue d’un « Reich unifié », il a promis qu’il conduirait des « déportations de masse », comparé les immigrants à une « vermine » qui « empoisonne le sang des Etats-Unis », déclaré qu’il suffisait qu’il remporte le scrutin pour que les citoyens américains n’aient plus à voter dans l’avenir, etc.

Il continue pourtant d’être présenté par nombre de commentateurs, implicitement ou non, comme un conservateur un peu radical et fantasque, un simple réactionnaire au verbe décomplexé qui souhaite relancer l’économie américaine, etc.

Cette difficulté à identifier le fascisme, et donc à le nommer, est le sujet d’une conférence donnée à New York en 1995 par Umberto Eco (1932-2016), et rééditée en janvier sous le titre Reconnaître le fascisme (Grasset, 64 pages, 7,90 euros, numérique 6 euros). Umberto Eco dit du fascisme qu’il est un ensemble d’archétypes, qu’il est une rhétorique, un style. Par nature, il est « flou », selon lui, car il n’est pas adossé à une doctrine, mais fait plutôt office de véhicule pour d’autres idéologies.

« Enlevez-lui l’impérialisme et vous aurez Franco et Salazar ; enlevez le colonialisme et vous aurez le fascisme balkanique, dit Umberto Eco. Ajoutez au fascisme italien un anticapitalisme radical (…) et vous aurez [l’apologue américain d’Hitler] Ezra Pound [1885-1972]. Ajoutez le culte de la mythologie celte et le mysticisme du Graal (totalement étranger au fascisme officiel) et vous aurez l’un des gourous fascistes les plus respectés, [le poète et idéologue de l’extrême droite italienne] Julius Evola [1898-1974]. »

Une idéologie libertarienne
A la fin des années 1990, Umberto Eco identifiait quatorze caractéristiques fondamentales du fascisme : nationalisme et xénophobie, virilisme, irrationalisme et anti-intellectualisme, destruction de la complexité de la langue, instrumentalisation de la frustration des classes moyennes, etc. Un quinzième marqueur pourrait y être ajouté aujourd’hui : la guerre à outrance à l’environnement et aux défenseurs de l’environnement.

Contrairement aux fascismes européens du début du XXe siècle, qui prospéraient sur un Etat fort et valorisaient le terroir, le paysage et la nature comme des éléments précieux de l’identité nationale, les fascismes émergents sont devenus les compagnons d’une idéologie libertarienne qui prône le démantèlement de l’Etat, la dérégulation totale de l’activité industrielle, et la poursuite sans entraves de la destruction de la nature et du climat.

C’est, aujourd’hui, ce qui rassemble le plus sûrement toutes les droites extrêmes, de Donald Trump à Javier Milei en passant par Jair Bolsonaro et leurs alliés en Europe.

Tout semble en place pour une réinvention du vieux fascisme européen autour de la question environnementale. Ce n’est plus tant la complexité de la langue qui est attaquée, comme le dit Umberto Eco, que les sciences qui documentent la dérive climatique et l’effondrement du vivant. De part et d’autre de l’Atlantique, le climatoscepticisme et, de manière générale, tous les « écoscepticismes » sont là encore les postures les mieux partagées par Donald Trump et ses alliés.

Consentir aux catastrophes
A quelques détails près, car, comme le dit Umberto Eco, le fascisme n’étant après tout qu’une série d’archétypes, il « doit tolérer les contradictions » internes. Celles-ci ne sont pas un problème puisque le chef a accès à une forme de vérité supérieure qui surplombe la logique même. On peut tout à fait nier la réalité du réchauffement et, en même temps, promouvoir les voitures électriques d’Elon Musk pour lutter contre ce même réchauffement. De la même manière que l’on peut « restaurer la domination énergétique des Etats-Unis » (Lee Zeldin, futur ministre américain de l’environnement) – c’est-à-dire pomper tous les hydrocarbures possibles – tout en garantissant « l’air et l’eau les plus propres sur la planète », comme l’a promis Donald Trump.

Dans une perspective fasciste, dit Umberto Eco, « il n’y a pas de lutte pour la vie, mais plutôt une vie pour la lutte », et c’est là une autre voie possible de réinvention du fascisme. Ce ne sont plus seulement les étrangers ou les gauchistes qu’il faut combattre, mais aussi la nature qui devient l’ennemi. Et si la vie de chacun est envisagée comme un combat au service d’une cause supérieure, alors il devient possible de réclamer des populations qu’elles consentent à s’affronter à toujours plus de catastrophes, à toujours plus d’adversité. Voire de faire bientôt de celles-ci un élément de cohésion et de mobilisation nationales.

En 2017, au début de son premier mandat, les déclarations de Donald Trump sur le climat, la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris, ou encore les entraves à l’activité de l’Agence de protection de l’environnement avaient particulièrement retenu l’attention des commentateurs. Tous n’en avaient pas perçu toute la prémonitoire gravité. Ce n’est que quatre ans plus tard, après l’assaut du Capitole, que l’historien Robert Paxton, spécialiste du régime de Vichy, dit avoir accepté l’idée d’accoler l’adjectif « fasciste » au 45e (et désormais 47e) président américain.

A bien des égards, on peut se demander si l’écologie n’est pas aujourd’hui au fascisme ce que le canari dans la mine est au coup de grisou – et s’inquiéter de voir la trajectoire prise par bon nombre d’Etats européens. Comme le rappelait Umberto Eco, le fascisme pourrait revenir sous des habits neufs, et sans annoncer sa venue.
"Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l'effacer." Jules Renard.
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Tryphon
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Tryphon »

Charmant !
Dans notre rapport à la nature, nous sommes tous un peu fascistes, tous adeptes d'un confort exagéré.
"Un peu plus à l'Ouest..."
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Droopy2
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Droopy2 »

Reste à connaître la proportion, et portant sur quels secteurs !

Au boulot !
"Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l'effacer." Jules Renard.
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Droopy2
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Droopy2 »

Inutile de songer à un nouveau stade ! :syl:
« On ne sait pas s’il y aura encore un seul humain vivant en 2050 ! » : l’alerte d’Yves Cochet
L’ancien ministre de l’Environnement, installé dans la campagne rennaise, vient de publier « Précisions sur la fin du monde ». Il y explique pourquoi l’effondrement du monde tel que nous le connaissons est selon lui imminent et certain. Pour « Bretons », il explique cette alerte.


Bretons : Bretons vous avait rencontré en 2019, et vous affirmiez alors que le monde allait s’effondrer en 2025. Où en est-on aujourd’hui, est-ce que tout se passe comme vous l’aviez prévu ?


Yves Cochet : Pour les dates, je disais 2025, j’aurais pu dire 2030 parce que je ne suis pas à cinq ans près. Je ne suis pas madame Irma ou Nostradamus, mais ma conviction entière, c’est que ça va exister et que c’est proche, cet effondrement systémique mondial.

Depuis 2019, on en voit les signes à travers tous les épisodes du dérèglement climatique, dont on a des preuves pratiquement tous les jours, entre les sécheresses, les inondations, la destruction de la biodiversité… Au moment de l’accord de Paris en 2015, on disait : il ne faut pas dépasser 1,5 degré supplémentaire de température moyenne sur la Terre. Eh bien, ce 1,5 degré a été dépassé en 2023. C’est une assez forte déviation par rapport aux projections du Giec. Depuis deux ans, ça s’accélère.

Après Devant l’effondrement en 2019, pourquoi avez-vous eu envie de reprendre la parole sur ce sujet dans Précisions sur la fin du monde ?

Mais parce qu’à mon avis, la collapsologie est le sujet le plus important du monde. Il y a maintenant des labos universitaires qui appellent ça “Études des risques existentiels”. Ça veut bien dire que l’humanité est en péril. Il y a un point d’interrogation pour savoir s’il y aura encore un humain vivant en 2050 ! Alors si ça, ce n’est pas un sujet important…

Vous dites que cet effondrement est “imminent”, que les années 2020 seront celles de la fin du monde tel qu’on le connaissait et que la décennie 2030 sera celle de notre lutte pour la survie. À quoi ressembleront ces années ?

Pour simplifier, un pays est effondré lorsque, pendant une année continue, le gouvernement est incapable de lever les impôts, de faire respecter les lois et de contrôler les armes. Certains pays le sont déjà, mais là, il s’agira d’un effondrement mondial. Les besoins de base, c’est-à-dire la nourriture, l’eau, l’éducation, la sécurité, ne seront plus fournis par des services qui sont encadrés par la loi, mais par une espèce de barbarie plus ou moins échangiste.

L’effondrement peut advenir par une pandémie très violente, une crise des dettes, ou encore un accident d’ordre écologique. Et il y aura une cause principale, selon moi, qui est la baisse de l’énergie nette par habitant. Au XIXe siècle, vous investissiez un baril de pétrole et vous en aviez 50. Ce taux est maintenant à 11 ou 12 barils pour 1, et continue à diminuer. Quand on sera à 8 ou 6 pour 1, c’est-à-dire en 2035, on ne pourra plus vivre comme maintenant. Les trotskistes disent que ce qui va abattre le capitalisme, c’est la lutte des classes. Je dis que non, c’est la géologie !

Vous soutenez également que cet effondrement est certain, que l’on a passé un point de bascule et qu’il est trop tard. Sur quoi vous appuyez-vous pour dire cela ?

En 2009, le Stockholm Resilience Institute a listé neuf limites planétaires : le taux de CO2, l’alimentation disponible, le cycle du phosphore, du carbone, de l’azote, de l’eau… On s’aperçoit maintenant que six de ces limites sont déjà dépassées. Ce qui est intéressant dans les rapports du Giec, c’est qu’ils disent : bon, il y a cinq ans, on s’est un peu trompé, c’est beaucoup plus grave que ça. Alors donc, tous ces rapports, ces articles me disent que c’est certain, en effet. C’est certain. Je ne vois pas comment on peut éviter le pire.

Dès les années 1970, des scientifiques utilisaient le terme d’“effondrement”. Comment expliquez-vous l’immobilisme des cinquante années suivantes ?

Il y a une raison d’ordre religieux. 99 % des décideurs ont une croyance fondamentale dans une Sainte Trinité, qui est qu’on va résoudre les problèmes avec plus de technologie, plus de marché et plus de croissance. Ils y croient sincèrement. Je l’ai vu en faisant vingt-cinq ans de politique. Ils pensent que ça va marcher. Parce que ça a marché, pendant deux siècles, au moins pour les privilégiés qui étaient en Europe ou aux États-Unis. Ça a marché parce qu’on a esclavagisé une bonne partie de l’humanité, on a souillé, dépouillé et spolié toute la planète avec notre impérialisme. Regardez comment on jouit ! On a des bagnoles, des réfrigérateurs, des écrans plats, des smartphones. C’est formidable ! Or, c’est le contraire : plus on va faire de technologie, de marché ou de croissance, et plus vite on va vers le pire.

Certaines personnes ne croient pas à ce que vous annoncez. Quand on tape votre nom dans Google, la première recherche suggérée est “Yves Cochet fou”. Que répondez-vous aux personnes qui voient en vous “un psychopathe qui se vautre dans la noirceur et le désespoir”, comme vous l’écrivez dans votre livre ?

J’interprète les constats des scientifiques et j’essaie de le faire le plus statistiquement, froidement, rationnellement possible, en ne cédant pas à une panique. Certains prient, chacun a son radeau de la Méduse, et moi c’est la rationalité scientifique – j’ai été mathématicien au campus de Beaulieu, à Rennes, pendant vingt-cinq ans. Aujourd’hui, je n’ai plus rien à perdre ni à gagner, puisque je suis retiré de la politique et de l’université. Peut-être qu’il y a vingt, trente ans, je n’aurais pas écrit ces livres. Parce que la situation était moins grave, et parce que j’aurais eu une certaine retenue.

Le terme de “croyance” revient beaucoup dans votre livre. Tout se passe comme si nous savions, mais que nous refusions de croire à l’effondrement

Une des raisons de ce déni est cognitive. L’espèce Homo sapiens a été habituée à résister à trois difficultés, qui sont la peur, la faim et la libido. Parce qu’on dit : les écolos, vous aimez la nature, les petits papillons ! (Rires) Non non, c’est très dangereux de vivre dans la nature et vous ne survivez pas longtemps, surtout nous qui sommes des urbains – enfin moi, je suis un peu plouc campagnard ici. Une quatrième prégnance fondamentale de l’humanité s’est rajoutée depuis le néolithique, c’est la capacité de s’autodétruire. Mais on ne sait pas comment faire pour ne pas s’autodétruire. On ne peut même pas le concevoir. Parce qu’on n’a pas eu d’évolution suffisante pour pouvoir le maîtriser. Poutine, Xi Jinping, Trump sont eux-mêmes assez impuissants devant cette mondialisation productiviste, libérale et polluante. Je pense que, maintenant, le monde tel qu’il fonctionne réellement, dans son absurdité, est une espèce d’automate fou qui marche tout seul. Essayez par exemple de dire : c’est fini, dès demain on arrête l’extraction du charbon, du gaz et du pétrole…, ça ne marchera pas. Ça va s’effondrer, parce qu’on ne peut pas arrêter les choses.

Que peut-on faire alors ? Vous dites qu’on peut uniquement minimiser le nombre de morts…

J’essaie de bâtir une éthique négative. La plupart des idéologies sont positives. C’est Yann Arthus-Bertrand : “On va y arriver en se donnant tous la main”. Ou c’est : “Votez pour moi, je vais faire votre bien”. Maintenant, le mot à la mode, c’est la transition. On parle de crise écologique comme si c’était une rage de dent qu’on allait soigner avec des médicaments. Moi, je propose une éthique plus modeste, qui consiste à réduire le nombre de morts, réparer les blessures et reconstruire les ruines. On dit : “C’est pas très enthousiasmant…” Moi, je dis simplement qu’il faut éviter le pire.

La décroissance, c’est la politique fondamentale qu’il faudrait pour appliquer cela. Les gens disent que le mot fait peur. Oui, mais de toute façon, on y arrive à la décroissance ! (Rires) On pourrait par exemple mettre en place des quotas, dire : vous avez droit à 100 litres d’essence tous les quinze jours. C’est le revenu d’existence, mais en nature.

Et selon moi, il faut faire des biorégions (des communautés humaines de petite taille, ndlr). L’avenir est dans le local. En 2036, il n’y aura plus d’Union européenne, et plus forcément d’Internet, donc ce ne sont pas vos amies Facebook chinoises ou québécoises qui vont vous aider à survivre ! Ce sont vos voisins. Quand l’effondrement va s’accentuer, ce sera… s’entraider ou s’entre-tuer. Moi, j’ai des relations avec mon voisin paysan qui vote Rassemblement national ! Il m’a prêté une fendeuse à bois, elle est magnifique. Il ne faut surtout pas avoir un réflexe survivaliste, avec une Winchester, en disant : attention, c’est mon bunker, le premier qui arrive ici, je lui tire dessus. Ça ne marchera pas. Certains parlent de sobriété heureuse, on essaie de dire que “bon, on va se serrer la ceinture, mais on va rigoler”. Je ne suis pas sûr qu’on rigole beaucoup… mais en tout cas, il ne faut pas rester seul.

De votre côté, comment vous préparez-vous concrètement, depuis votre campagne bretonne ?

Si on a choisi ce terrain il y a dix-sept ans, c’est pour certaines qualités. On a un bois qui fait à peu près deux hectares. On peut faire de la permaculture. On a une mare, on récupère l’eau de pluie et on a un puits. L’eau, c’est vraiment la base de tout. Si vous habitez au dixième étage de la tour des Horizons, à Rennes, et que Veolia ne vous fournit plus l’eau… En ville, vous ne tenez pas longtemps. Donc il y aura un exode urbain.

Et puis on a des chevaux, pour quand il n’y aura plus d’essence. Si j’étais ministre des Transports, je dirais que l’avenir, ce n’est pas du tout les voitures électriques. Il faut des calèches, des fiacres, des diligences : des véhicules hippomobiles. D’ailleurs, vous connaissez la différence entre un cheval et un tracteur ? Quand le tracteur est cassé, vous ne pouvez pas le manger – c’est pour les gens qui ne sont pas trop végétariens. Moi, je suis végétarien, mais enfin quand même, quelquefois il faut survivre !

Précisions sur la fin du monde, Yves Cochet, Les Canards qui libèrent, 176 p., 17,50 €
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Tryphon
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Tryphon »

On fait vraiment n'importe quoi ! Après avoir favorisé les véhicules "propres" (tu parles d'une propreté !), et provoqué de gros investissements pour développer leur production, finie la kermesse : plus de subventions. L'industrie automobile va se retrouver le bec dans l'eau, comme certaines victimes du dérèglement climatique.

https://www.letelegramme.fr/economie/au ... 707794.php
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Tryphon »

Décidément, cette année nous avons de l'électricité à ne plus savoir qu'en faire :

https://www.ouest-france.fr/societe/fet ... 12475c9cda

Je vais pouvoir revendre mon pull à col roulé.
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Droopy2
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Droopy2 »

"Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l'effacer." Jules Renard.
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Tryphon
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Tryphon »

Il y a depuis une cinquantaine d'années de nouveaux tabous dans la société occidentale, ou plutôt des "tabous inversés", disons des "actes sacrés", qui vont contre l'effort écologique : voyager (en avion, en camping-car, en voiture), manger de la viande, acheter des tas de vêtements, etc. Certes, le monde se détériore irrémédiablement, mais j'ai le droit à mon voyage, quand même ! Bouh ! les vilaines algues certes, mais miam, le bon saucisson ! Je ne vais quand même pas porter ce pantalon pendant cinq ans ?
La montée du climatoscepticisme (et celle des nationalismes), à mon humble avis, résulte de ce côté socialement et individuellement sacré du droit au plaisir, d'un égoïsme aveuglant. Et l'égoïsme, lui, résulte de la bêtise.
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Shala
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par Shala »

Sandrine, on t’a reconnu :mrgreen:
Le melting-pot c’est sympa, sauf dans le cas d’un argumentaire qui se veut pertinent.
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Re: L'écologie est l'avenir des hommes et femmes, mêmes les plus susceptibles !!

Message par ArtiShow »

Droopy2 a écrit : 18 nov. 2024 10:05 Inutile de songer à un nouveau stade ! :syl:
« On ne sait pas s’il y aura encore un seul humain vivant en 2050 ! » : l’alerte d’Yves Cochet
L’ancien ministre de l’Environnement, installé dans la campagne rennaise, vient de publier « Précisions sur la fin du monde ». Il y explique pourquoi l’effondrement du monde tel que nous le connaissons est selon lui imminent et certain. Pour « Bretons », il explique cette alerte.

...
Est-ce qu'on aura le temps de gagner un dernier titre avant ???
La saison prochaine est... une autre saison !
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