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À Nantes !!Lis et rature !
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Re: Lis et rature !
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«Tous ces gens qui nous ont chié dessus pendant des années, putain, mais prenez conscience de ça, qu’on est un putain de bon club.» Romain Danzé
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Re: Lis et rature !
Minorité majoritaire, on me dit que je ressemble à Alain de loin
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Re: Lis et rature !
« Là où la vie emmure, l’intelligence perce une issue (…). L’intelligence ne connaît pas ces situations fermées de la vie sans issue. » Marcel Proust, Le Temps retrouvé.
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Re: Lis et rature !
Pour avoir connu , oui l'intelligence et l'esprit te font sortir des murs.
C'était mon arme dans la cour. Je savais écrire. Et personne ne me touchait mais ils venaient écrire des lettres. Parfois d'amour.
C'est là que tu vois le niveau scolaire de nos jours.
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Notre Dame du Verger veillez sur vos fils.
Ca ne sert a rien d'être gentil avec les gens, de toute façon ils vont mourir.
Je me souviendrai longtemps du jour de ma mort.
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Re: Lis et rature !
André Markowicz : « Je suis en guerre contre Poutine »
Le traducteur, installé à Rennes (Ille-et-Vilaine), publie un « Dictionnaire amoureux de Pouchkine », poète préféré des nationalistes russes et détesté à ce titre en Ukraine. Son pied de nez au maître du Kremlin.
Ouest-France Thierry RICHARD.
Alexandre Pouchkine est à la Russie ce que Victor Hugo est à la France : l’icône de la littérature et de la culture de son pays. Il est même plus que ça : le symbole d’une Russie impérialiste et colonialiste qui a imposé des rues à son nom et des statues à son effigie dans chaque ville de l’ancienne Union soviétique.
Le portrait de Pouchkine est encore brandi aujourd’hui à chaque fois que l’armée de Poutine s’empare d’un territoire. Pas étonnant que le poète russe soit une figure honnie en Ukraine, où l’on a rebaptisé les rues et déboulonné à tour de bras les statues de l’auteur d’Eugène Onéguine et de Boris Godounov.
« J’ai appris à parler par Pouchkine »
Une situation difficile à vivre pour André Markowicz, dont la grand-mère russe lui « disait » Pouchkine dès son plus jeune âge, dans l’appartement communautaire de Léningrad (Saint-Pétersbourg). « J’ai appris à parler par Pouchkine », dit l’écrivain et traducteur qui, à 3 ans, avant même de savoir lire, était capable de le réciter par cœur.
À 64 ans, André Markowicz est un spécialiste des écrivains russes. Il a traduit et publié Dostoïevski, Gogol, Tchekhov, Boulgakov… et Pouchkine, bien sûr, qui est « à l’origine de la littérature russe moderne ». Il était tout désigné pour écrire le Dictionnaire amoureux dédié au « poète aux boucles noires », publié en début d’année dans la collection Plon. Certains des amis de l’Ukraine pourraient y voir, au mieux, une imprudence, au pire, une provocation. Sottise !
Contre l’agresseur russe
Depuis le 24 février 2022, Markowicz se tient résolument aux côtés des Ukrainiens contre l’agresseur russe. Il n’en finit pas de dénoncer les « crimes » de Vladimir Poutine sur sa page Facebook qu’il alimente tous les deux jours. « Cette guerre n’est pas une guerre uniquement contre l’Ukraine, mais contre l’Europe et l’idée même de démocratie », prévient-il, inlassablement, dans ses chroniques dont un premier recueil, Un an de guerre (éditions Mesures), paraît en même temps que le Dictionnaire.
André Markowicz voudrait arracher Pouchkine des mains de Poutine et de tous les nationalistes russes qui l’ont récupéré pour en faire une arme de guerre. « Ce qui se passe en ce moment, c’est aussi un crime contre la culture russe », dénonce le traducteur, qui vit à Rennes (Ille-et-Vilaine) depuis 1989. La preuve, il se trouve des gens, et pas seulement en Ukraine, qui appellent à retirer des rayonnages tout livre russe, comme si c’était la langue russe en elle-même qui était responsable.
« La littérature russe n’est pas dans les chars de Poutine »
C’est mal connaître l’histoire de ce pays. « Non, la littérature russe n’est pas dans les chars de Poutine, insiste Markowicz. Elle s’est toujours élevée contre l’inhumanité, la dictature qui, depuis que l’empire russe existe, ont toujours écrasé, étouffé, massacré tout souffle de liberté et de beauté en Russie. Tout mon travail, de plus de quarante ans, a été d’essayer de dire ça : en Russie, le pouvoir a toujours écrasé les gens, et, parmi les gens, les poètes, les artistes, les écrivains. »
Le traducteur accuse Poutine, comme il en accusait les dirigeants soviétiques, de « salir » le peuple russe et sa culture. Son histoire plaide pour lui. Il est né à Prague en 1960 où son père, français d’origine polonaise, était en poste. Sa mère, venant d’URSS, l’y avait rejoint à la fin des années 1950, à une époque où l’on remerciait encore le grand frère russe d’avoir chassé les nazis. Dix ans plus tard, après l’invasion de la Tchécoslovaquie, en 1968, le Russe n’était plus le bienvenu.
André Markowicz n’est retourné qu’une seule fois à Prague, en 1977. « Je me souviens de la façon dont les gens se retournaient sur nous, avec froideur, avec colère, quand ils nous entendaient parler russe. Je pense aujourd’hui avec douleur et honte aux Ukrainiens qui haïront les Russes comme les Tchèques nous haïssaient, nous, dans les rues de Prague, quand je parlais à ma mère en russe », notait-il dans ses chroniques, dès le 26 février 2022.
Il avait 4 ans quand il est arrivé en France, ne sachant pas un mot de français. Depuis, il navigue entre les deux langues, se disant « un écrivain russe qui écrit en français ». Il a gardé en mémoire « les odeurs et les sensations fondatrices » liées à son enfance en Russie. Mais il s’est promis de ne plus retourner dans le pays de Poutine. « Ma vraie patrie, ce sont les écrivains russes, pas les lieux. Mon territoire mental, c’est mon travail, ce lieu de passage d’une langue à l’autre. Je ne reconnais absolument aucun drapeau. »
Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, André Markowicz passe de longues heures derrière son écran d’ordinateur pour scruter les sites d’information émanant de Moscou. D’une chronique à l’autre, le traducteur se montre attentif aux mots, aux intonations, aux sous-entendus qui révèlent les non-dits du projet russe. « Ma mère, qui a 91 ans et lit tout ce que j’écris, m’a dit : “Ty voïouech, tu es en guerre.” Elle a raison, je suis en guerre contre Poutine et je la fais à ma façon. »
Ses dates clés
1960. Naissance à Prague.
1964. Arrivée en France.
1977. Premières traductions du russe en français.
1991. Entame une traduction des œuvres complètes de Dostoïevski en 29 volumes.
2013. Publie ses premières chroniques sur Facebook.
2019. Crée les Éditions Mesures, à Rennes, avec sa compagne, Françoise Morvan.
2025. Publie le Dictionnaire amoureux de Pouchkine (Plon) et Un an de guerre (Mesures).
Alexandre Pouchkine
Considéré comme le père de la littérature russe moderne, Alexandre Pouchkine (1799-1837) fait l’objet d’un véritable culte au pays des steppes et des forêts. Une popularité qu’on a du mal à se représenter en France. « Pouchkine fait partie de la vie quotidienne, explique Markowicz. Si vous êtes au café et que vous partez sans payer, le garçon vous dira : Qui va payer, c’est Pouchkine ? » Il est pourtant moins connu à l’étranger que Tolstoï ou Dostoïevski, sans doute parce que son œuvre est surtout poétique et plus difficilement traduisible. « J’ai mis vingt-huit ans à le traduire. Il y a chez lui une espèce de simplicité douce difficile à retranscrire », indique Markowicz, auteur du Dictionnaire amoureux de Pouchkine, Plon, 581 pages, 28 €.
Chroniques de guerre
André Markowicz tient depuis 2013 une sorte de journal de travail sur Facebook, où il diffuse un texte tous les deux jours. Il est suivi aujourd’hui par plus de 45 000 abonnés. Depuis le 24 février 2022, il consacre l’essentiel de ses chroniques à la guerre en Ukraine. « Je ne pouvais pas ne pas consacrer toute mon énergie à la dénoncer, à essayer de rapporter ce que je voyais », explique le traducteur. Les chroniques de l’année 2022 ont été rassemblées dans un volume unique, Un an de guerre (éditions Mesures, 663 pages, 27 €).
"Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l'effacer." Jules Renard.
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Re: Lis et rature !
Minorité majoritaire, on me dit que je ressemble à Alain de loin
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Re: Lis et rature !
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Re: Lis et rature !
BHL, Despentes, Beigbeder… Voici la liste des 115 auteurs qui quittent Grasset après le licenciement de son PDG
115 auteurs, parmi eux Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Bernard-Henri Lévy, Frédéric Beigbeder ou encore Vanessa Springora, annoncent quitter la maison d’édition Grasset après le licenciement de son PDG Olivier Nora, dont ils tiennent Vincent Bolloré pour responsable.
Séisme dans l’édition : un total de 115 auteurs (liste en fin d’article) publiés chez Grasset annoncent quitter cette maison d’édition pour dénoncer le licenciement de son PDG, Olivier Nora, « une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale » dont ils tiennent Vincent Bolloré pour responsable, selon une lettre commune consultée mercredi 15 avril au soir par l’Agence France Presse.
« Nous sommes des auteurs Grasset, nous avons publié chez Grasset, ou nous avons un livre qui va sortir chez Grasset, mais nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset.
Et nous sommes 115 », indique ce courrier signé notamment par des poids lourds de la littérature, romanciers comme essayistes tels que Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Bernard-Henri Lévy, Frédéric Beigbeder ou Vanessa Springora.
Cette décision inédite par son ampleur a été prise dans l’urgence après l’annonce mardi du départ d’Olivier Nora de la tête de Grasset, maison qu’il dirigeait depuis 26 ans et qui appartient au groupe Hachette contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré depuis 2023.
Une « atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale »
Les raisons de ce départ surprise n’ont pas été officiellement précisées mais, selon ce collectif, il s’agit d’un « licenciement » marquant une « une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et la liberté de création ».
« Une fois de plus, Vincent Bolloré dit “je suis chez moi et je fais ce que je veux” au mépris de celles et ceux qui publient, de celles et ceux qui accompagnent, éditent, corrigent, fabriquent, diffusent, distribuent nos livres. Et au mépris de celles et ceux qui nous lisent », indique le texte, dont les initiateurs insistent sur la dimension collective.
« Aujourd’hui, nous avons un point commun : nous refusons d’être les otages d’une guerre idéologique visant à imposer l’autoritarisme partout dans la culture et les médias », affirment les signataires.
« Nous ne voulons pas que nos idées, notre travail, soient (la) propriété » de Vincent Bolloré, écrivent-ils aussi.
Certains d’entre eux avaient déjà annoncé dans la journée qu’ils claquaient la porte de Grasset au nom de leur fidélité au très respecté Olivier Nora, 66 ans.
« J’ai toujours dit que si on touchait un cheveu d’Olivier Nora, je partirais de Grasset et ma position n’a pas changé », avait déclaré à l’AFP Sorj Chalandon.
Olivier Nora, le « ciment » de Grasset
Dans leur courrier commun, les 115 signataires, où figurent également Anne Sinclair, Jean-Paul Enthoven, Anne Berest ou Colombe Schneck, rendent eux aussi hommage à Olivier Nora, décrit comme le « ciment » d’une maison d’édition qui abritait jusque-là des auteurs d’opinions très diverses.
« Les éditions Grasset étaient notre maison, particulière, car s’y côtoyaient pacifiquement des autrices et des auteurs qui n’étaient pas d’accord sur grand-chose. Olivier Nora en a été le rempart et le ciment par son élégance morale, sa disponibilité, et son engagement », indique ce texte commun.
Son départ marque une nouvelle étape dans la recomposition des maisons contrôlées par Hachette Livre, le numéro un de l’édition française et troisième éditeur mondial, impulsée ces dernières années par Vincent Bolloré.
Arnaud Nourry, son PDG pendant 17 ans, et Sophie de Closets, la patronne de Fayard, sont ainsi partis sur des désaccords avec la nouvelle orientation prise par le groupe.
Depuis, Fayard, traditionnellement réputé pour ses ouvrages d’histoire, a surtout publié les ouvrages d’auteurs marqués à droite ou à l’extrême droite comme Nicolas Sarkozy, Jordan Bardella et Philippe de Villiers.
Selon une source proche du dossier, le départ d’Olivier Nora serait lié à la publication du prochain livre de Boualem Sansal, dont l’arrivée chez Grasset en provenance de Gallimard, son éditeur historique, avait fait grand bruit en mars.
« Les deux parties ont fait le constat d’un désaccord » sur l’opportunité de publier cet ouvrage, consacré à la détention de l’écrivain franco-algérien en Algérie, dès juin sans attendre l’automne comme le souhaitait Olivier Nora, indique cette source.
Une version contestée par Boualem Sansal dans une interview mercredi à TV5Monde. « Nora lui-même m’a écrit un très long truc […] en me disant “tu n’y es pour rien” », a insisté l’écrivain.
La crise chez Grasset, où Jean-Christophe Thiery, PDG de Louis Hachette Group et homme de confiance de Vincent Bolloré, va succéder à Olivier Nora, devrait être largement débattue au Festival du Livre, qui s’ouvre jeudi soir au Grand Palais.
Voici la liste des 115 auteurs :
Laure Adler, Claude Arnaud, Claude Askolovitch, Michka Assayas, Lila Azam Zanganeh, Jean-Luc Barré, Frédéric Beigbeder, Anne Berest, Jean-Marc Berthon, Laurent Binet, Maïtena Biraben, Evelyne Bloch-Dano, Dominique Bona, Julie Bonnie, Pascal Bruckner, Rosa Bursztein, Anna Cabana, Edouardo Castillo, Catel, Sorj Chalandon, Laurent Chalumeau, Georges Olivier Chateaureynaud, Grégory Cingal, Adelaïde de Clermont Tonnerre, Laetitia Colombani, Thierry Consigny, Oscar Coop Phane, Nadia Daam, Jean-Michel Décugis, Pauline Delassus, Julien Delmaire, Virginie Despentes, François Dosse, Pauline Dreyfuss, Alexandre Duval-Stalla, Jean-Paul Enthoven, Valentine Faure, Dalie Farah, Stéphane Faure, Thierry Frémaux, Balla Fofana, Caroline Fourest, Patrice Franceschi, Dan Franck, Fabrice Gaignault, Raphaël Gaillard, Victoria Gairin, Alain Genestar, Florent Georgesco, Hélène Gestern, Catherine Girard, Anne Goscinny, Philippe Grimbert, Pauline Guéna, Olivier Guez, Cécile Guilbert, Nicolas Guilbert, Maïram Guissé, Jean-Baptiste Harang, Delphine Horvilleur, Maïa Hruska, Emilie lanez, Vincent Jaury, Oriane Jeancour Galignani, Laurent Joffrin, Laurent Joly, Manon Jouniaux, Nelly Kaprielian, Gaspard Koenig, André Kozovoï, Dany Laferrière, Maria Larrea, Alexandra Lavastine, Viktor Lazlo, Elise Lépine, Marc Leplongeon, Bernard-Henri Levy, Bruno Lus, Richard Malka, Bruno Meyersfeld, Tania de Montaigne, Julie Neveux, Gaëlle Nohant, Véronique Olmi, Christophe Onot-dit-Biot, Christine Orban, Jean-Noël Örengo, Bruno Patino, Anthony Passeron, Judith Perrignon, Michelle Perrot, Yann Plougastel, Séphora Pondi, Didier Pourquery , Paul Preciado, Charlotte Pudlowski, Sonia Rachline, Léonor de Recondo, Jennifer Richard, Patrick Roegiers, Anne Rosencher, Adèle Rosenfeld, Baptiste Rossi, Gilles Rozier, Eric Sadin, Jean de Saint-Cheron, Colombe Schneck, Anne Sinclair, Stephen Smith, Seynabou Sonko, Vanessa Springora, Sylvie Tanette, Aude Terray, Alexandre Tharaud, Sandrine Treiner, Martin Untersinger, Fiammetta Venner, Yseult Williams, Carole Zalberg.
https://www.ouest-france.fr/economie/en ... e3dd27f2c6
115 auteurs, parmi eux Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Bernard-Henri Lévy, Frédéric Beigbeder ou encore Vanessa Springora, annoncent quitter la maison d’édition Grasset après le licenciement de son PDG Olivier Nora, dont ils tiennent Vincent Bolloré pour responsable.
Séisme dans l’édition : un total de 115 auteurs (liste en fin d’article) publiés chez Grasset annoncent quitter cette maison d’édition pour dénoncer le licenciement de son PDG, Olivier Nora, « une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale » dont ils tiennent Vincent Bolloré pour responsable, selon une lettre commune consultée mercredi 15 avril au soir par l’Agence France Presse.
« Nous sommes des auteurs Grasset, nous avons publié chez Grasset, ou nous avons un livre qui va sortir chez Grasset, mais nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset.
Et nous sommes 115 », indique ce courrier signé notamment par des poids lourds de la littérature, romanciers comme essayistes tels que Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Bernard-Henri Lévy, Frédéric Beigbeder ou Vanessa Springora.
Cette décision inédite par son ampleur a été prise dans l’urgence après l’annonce mardi du départ d’Olivier Nora de la tête de Grasset, maison qu’il dirigeait depuis 26 ans et qui appartient au groupe Hachette contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré depuis 2023.
Une « atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale »
Les raisons de ce départ surprise n’ont pas été officiellement précisées mais, selon ce collectif, il s’agit d’un « licenciement » marquant une « une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et la liberté de création ».
« Une fois de plus, Vincent Bolloré dit “je suis chez moi et je fais ce que je veux” au mépris de celles et ceux qui publient, de celles et ceux qui accompagnent, éditent, corrigent, fabriquent, diffusent, distribuent nos livres. Et au mépris de celles et ceux qui nous lisent », indique le texte, dont les initiateurs insistent sur la dimension collective.
« Aujourd’hui, nous avons un point commun : nous refusons d’être les otages d’une guerre idéologique visant à imposer l’autoritarisme partout dans la culture et les médias », affirment les signataires.
« Nous ne voulons pas que nos idées, notre travail, soient (la) propriété » de Vincent Bolloré, écrivent-ils aussi.
Certains d’entre eux avaient déjà annoncé dans la journée qu’ils claquaient la porte de Grasset au nom de leur fidélité au très respecté Olivier Nora, 66 ans.
« J’ai toujours dit que si on touchait un cheveu d’Olivier Nora, je partirais de Grasset et ma position n’a pas changé », avait déclaré à l’AFP Sorj Chalandon.
Olivier Nora, le « ciment » de Grasset
Dans leur courrier commun, les 115 signataires, où figurent également Anne Sinclair, Jean-Paul Enthoven, Anne Berest ou Colombe Schneck, rendent eux aussi hommage à Olivier Nora, décrit comme le « ciment » d’une maison d’édition qui abritait jusque-là des auteurs d’opinions très diverses.
« Les éditions Grasset étaient notre maison, particulière, car s’y côtoyaient pacifiquement des autrices et des auteurs qui n’étaient pas d’accord sur grand-chose. Olivier Nora en a été le rempart et le ciment par son élégance morale, sa disponibilité, et son engagement », indique ce texte commun.
Son départ marque une nouvelle étape dans la recomposition des maisons contrôlées par Hachette Livre, le numéro un de l’édition française et troisième éditeur mondial, impulsée ces dernières années par Vincent Bolloré.
Arnaud Nourry, son PDG pendant 17 ans, et Sophie de Closets, la patronne de Fayard, sont ainsi partis sur des désaccords avec la nouvelle orientation prise par le groupe.
Depuis, Fayard, traditionnellement réputé pour ses ouvrages d’histoire, a surtout publié les ouvrages d’auteurs marqués à droite ou à l’extrême droite comme Nicolas Sarkozy, Jordan Bardella et Philippe de Villiers.
Selon une source proche du dossier, le départ d’Olivier Nora serait lié à la publication du prochain livre de Boualem Sansal, dont l’arrivée chez Grasset en provenance de Gallimard, son éditeur historique, avait fait grand bruit en mars.
« Les deux parties ont fait le constat d’un désaccord » sur l’opportunité de publier cet ouvrage, consacré à la détention de l’écrivain franco-algérien en Algérie, dès juin sans attendre l’automne comme le souhaitait Olivier Nora, indique cette source.
Une version contestée par Boualem Sansal dans une interview mercredi à TV5Monde. « Nora lui-même m’a écrit un très long truc […] en me disant “tu n’y es pour rien” », a insisté l’écrivain.
La crise chez Grasset, où Jean-Christophe Thiery, PDG de Louis Hachette Group et homme de confiance de Vincent Bolloré, va succéder à Olivier Nora, devrait être largement débattue au Festival du Livre, qui s’ouvre jeudi soir au Grand Palais.
Voici la liste des 115 auteurs :
Laure Adler, Claude Arnaud, Claude Askolovitch, Michka Assayas, Lila Azam Zanganeh, Jean-Luc Barré, Frédéric Beigbeder, Anne Berest, Jean-Marc Berthon, Laurent Binet, Maïtena Biraben, Evelyne Bloch-Dano, Dominique Bona, Julie Bonnie, Pascal Bruckner, Rosa Bursztein, Anna Cabana, Edouardo Castillo, Catel, Sorj Chalandon, Laurent Chalumeau, Georges Olivier Chateaureynaud, Grégory Cingal, Adelaïde de Clermont Tonnerre, Laetitia Colombani, Thierry Consigny, Oscar Coop Phane, Nadia Daam, Jean-Michel Décugis, Pauline Delassus, Julien Delmaire, Virginie Despentes, François Dosse, Pauline Dreyfuss, Alexandre Duval-Stalla, Jean-Paul Enthoven, Valentine Faure, Dalie Farah, Stéphane Faure, Thierry Frémaux, Balla Fofana, Caroline Fourest, Patrice Franceschi, Dan Franck, Fabrice Gaignault, Raphaël Gaillard, Victoria Gairin, Alain Genestar, Florent Georgesco, Hélène Gestern, Catherine Girard, Anne Goscinny, Philippe Grimbert, Pauline Guéna, Olivier Guez, Cécile Guilbert, Nicolas Guilbert, Maïram Guissé, Jean-Baptiste Harang, Delphine Horvilleur, Maïa Hruska, Emilie lanez, Vincent Jaury, Oriane Jeancour Galignani, Laurent Joffrin, Laurent Joly, Manon Jouniaux, Nelly Kaprielian, Gaspard Koenig, André Kozovoï, Dany Laferrière, Maria Larrea, Alexandra Lavastine, Viktor Lazlo, Elise Lépine, Marc Leplongeon, Bernard-Henri Levy, Bruno Lus, Richard Malka, Bruno Meyersfeld, Tania de Montaigne, Julie Neveux, Gaëlle Nohant, Véronique Olmi, Christophe Onot-dit-Biot, Christine Orban, Jean-Noël Örengo, Bruno Patino, Anthony Passeron, Judith Perrignon, Michelle Perrot, Yann Plougastel, Séphora Pondi, Didier Pourquery , Paul Preciado, Charlotte Pudlowski, Sonia Rachline, Léonor de Recondo, Jennifer Richard, Patrick Roegiers, Anne Rosencher, Adèle Rosenfeld, Baptiste Rossi, Gilles Rozier, Eric Sadin, Jean de Saint-Cheron, Colombe Schneck, Anne Sinclair, Stephen Smith, Seynabou Sonko, Vanessa Springora, Sylvie Tanette, Aude Terray, Alexandre Tharaud, Sandrine Treiner, Martin Untersinger, Fiammetta Venner, Yseult Williams, Carole Zalberg.
https://www.ouest-france.fr/economie/en ... e3dd27f2c6
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
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Re: Lis et rature !
Ceux qui veulent la privatisation du service public veulent ça en fait : la prise de contrôle de tous les moyens de la diffusion d'information par des oligarques réactionnaires pour au final n'avoir plus de pluralité dans la sphère culturelle et médiatique. Et tout ça au nom de "stop à la propagande". Putain d'hypocrisie.
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- clark
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Re: Lis et rature !
Grasset était déjà auparavant une maison d'édition privée.
Je trouve(ais) plutôt rassurant d'avoir une multitude de médias privés/libres de tout horizon, indépendant d'un pouvoir. (pour la survie de Fluide Glacial, Charlie Hebdo, Canard enchaîné ... le regretté Hara-Kiri
)
Par contre, comme beaucoup je m'aperçois qu'il y a une forme d''appétit très marquée pour une concentration de médias (TV/radio/presse écrite) de la part d'individus classés très largement sur la droite.
J'avoue ne pas savoir comment il faudrait protéger/légiférer pour éviter une concentration dans les mains d'une minorité...
Et pourquoi cela n'intéresse personne d'autres ?
Il va y avoir 115 auteurs & 1 ténor qui sait comment mener une société d'édition sur le marché (Olivier Nora qui semble très apprécié), est-ce que cela va donner des idées à des mecs ayant des compétences dans le domaine/des capitaux ?
Quant au fait de dégraisser l'administration, il y a quand même des secteurs/pans qui mériteraient une cure d'amaigrissement car elle reste pachydermique en France (et donc coûte très cher aux contribuables sans forcément un retour sur services ou sur investissement exemplaires) ... mais cela ne concerne pas le sujet de l'information.
Je trouve(ais) plutôt rassurant d'avoir une multitude de médias privés/libres de tout horizon, indépendant d'un pouvoir. (pour la survie de Fluide Glacial, Charlie Hebdo, Canard enchaîné ... le regretté Hara-Kiri
Par contre, comme beaucoup je m'aperçois qu'il y a une forme d''appétit très marquée pour une concentration de médias (TV/radio/presse écrite) de la part d'individus classés très largement sur la droite.
J'avoue ne pas savoir comment il faudrait protéger/légiférer pour éviter une concentration dans les mains d'une minorité...
Et pourquoi cela n'intéresse personne d'autres ?
Il va y avoir 115 auteurs & 1 ténor qui sait comment mener une société d'édition sur le marché (Olivier Nora qui semble très apprécié), est-ce que cela va donner des idées à des mecs ayant des compétences dans le domaine/des capitaux ?
Quant au fait de dégraisser l'administration, il y a quand même des secteurs/pans qui mériteraient une cure d'amaigrissement car elle reste pachydermique en France (et donc coûte très cher aux contribuables sans forcément un retour sur services ou sur investissement exemplaires) ... mais cela ne concerne pas le sujet de l'information.
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
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Re: Lis et rature !
Fourest n’assume pas ses relents réacs, mais on le savait.
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Re: Lis et rature !
J'aime beaucoup les "relents reac' de Caroline Fourest
:
- son universalisme laïque et républicain,
- sa critique du communautarisme (utilisé/assumé par certains) qu'elle juge incompatible avec l'idéal républicain (enfermemebt des individus dans des identités collectives imposées par leur groupe d'appartenance),
- son féminisme universaliste,
- sa distinction forte de l'islam comme religion, contre l'islamisme comme idéologie politique que n'hésite pas à utiliser vicieusement des têtes de con,
- sa critique du "décolonialisme" et de l'identitarisme de gauche. Elle s'oppose à juste titre aux courants décoloniaux et woke qu'elle accuse de reproduire de manière inversée, la logique identitaire qu'ils prétendent combattre. Toute cette merdasse de "cancel culture", cette dérive victimaire qui fragmente le collectif plutôt que de l'unir...
Pour ce qui est Grasset :
Caroline Fourest annonce son départ de Grasset : «Démolir cette maison, c’est du saccage intellectuel»
https://www.liberation.fr/idees-et-deba ... RD4SET67Y/
- son universalisme laïque et républicain,
- sa critique du communautarisme (utilisé/assumé par certains) qu'elle juge incompatible avec l'idéal républicain (enfermemebt des individus dans des identités collectives imposées par leur groupe d'appartenance),
- son féminisme universaliste,
- sa distinction forte de l'islam comme religion, contre l'islamisme comme idéologie politique que n'hésite pas à utiliser vicieusement des têtes de con,
- sa critique du "décolonialisme" et de l'identitarisme de gauche. Elle s'oppose à juste titre aux courants décoloniaux et woke qu'elle accuse de reproduire de manière inversée, la logique identitaire qu'ils prétendent combattre. Toute cette merdasse de "cancel culture", cette dérive victimaire qui fragmente le collectif plutôt que de l'unir...
Pour ce qui est Grasset :
Caroline Fourest annonce son départ de Grasset : «Démolir cette maison, c’est du saccage intellectuel»
https://www.liberation.fr/idees-et-deba ... RD4SET67Y/
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
- clark
- Corne verte
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Re: Lis et rature !
Désormais, ils en sont à 170 auteurs 
Je ne sais pas combien de soutiens LFI .... en fait c'est peut-être parce que beaucoup ne savent pas lire et écrire: je n'ai pas vu Sébastien Delogu par exemple

Je ne sais pas combien de soutiens LFI .... en fait c'est peut-être parce que beaucoup ne savent pas lire et écrire: je n'ai pas vu Sébastien Delogu par exemple
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
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riigolax
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Re: Lis et rature !
Découverte d'un nouveau romancier irlandais : John Boyne

Livre très drôle, bien romancée voire cependant trop romancée.
En ce moment, je poursuis avec le dernier John Irving :


Livre très drôle, bien romancée voire cependant trop romancée.
En ce moment, je poursuis avec le dernier John Irving :

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