La 3ème Guerre Mondiale

Ici, ça rigole po.
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clark
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Message par clark »

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Oui, on se demande même s'il n'y aura pas des campagnes pour accepter l'"amitié" évidente russe :ilov2: , éventuellement des appels à refuser de défendre ou appeler à la désertion.
Et puis il y a les "gentils" qui se déclarent opportunément pour la paix, peut-être qu'ils se déclareront plus tard non-violents :loul: ... alors que pour ce qui concerne la volonté de chaos national ou d'autres soutiens à des groupes armés concernant des conflits internationaux...
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
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Droopy2
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Message par Droopy2 »

Attendons ce qui remplacera le terme "munichois" !
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Droopy2
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Re: La 3ème Guerre Mondiale

Message par Droopy2 »


La situation militaire est très sérieuse pour l’armée ukrainienne, mais elle est aussi très très sérieuse pour la Russie, – à cause de ses pertes, bien sûr, mais, surtout, à cause de la situation économique. Là, ce qui va suivre, si ce plan est mis en œuvre, c’est que les USA vont, unilatéralement, lever les sanctions sur la Russie, voire, si l’Ukraine refuse, et si l’Europe essaie de continuer de soutenir l’Ukraine, imposer des sanctions contre elles. Parce que, je me répète, le pouvoir à Washington est exercé par Poutine, et par personne d’autre. Je dis : personne d’autre (et qu’on ne me parle pas du nouveau train de sanctions que les USA veulent, aujourd’hui, imposer à la Russie : ce seraient des sanctions mises en route si la Russie n’acceptait pas « la paix » de Trump...).

Hier, j’écoutais des commentateurs ukrainiens qui expliquaient que Zelensky s’était rendu en Ankara (avec son ministre de la Défense qui n’est pas rentré depuis) pour rencontrer Witkoff, le représentant américain, avec un autre plan, préparé avec les Européens, et que Witkoff n’a simplement pas voulu le rencontrer. C’est-à-dire que nous nous trouvons devant un ultimatum américano-russe : soit l’Europe cède absolument tout, – tout sans exception, soit elle se retrouve en guerre ouverte – pas en guerre hybride, pas en guerre économique (c’est déjà le cas depuis longtemps), en guerre ouverte, avec une Russie qui sera soutenue par une levée unilatérale des sanctions américaines. Nous nous trouvons, c’est absolument terrifiant à dire, exactement dans la situation de Münich : nous devons tout céder et nous devons faire confiance à l’agresseur quand il promet qu’il veut la paix – et que, même dans ces conditions, concrètement, il ne donne aucune garantie.

*

La situation est celle-ci. Avec cette circonstance particulière en plus, c’est que l’Europe va, à l’exception de la France, et, je crois de la Suède (mais, pour la Suède, il faut vérifier), se retrouver sans aviation de combat, parce que ce sont les USA qui contrôlent les F-35 qu’ils ont vendus à toutes les armées européennes – après des campagnes de lobbying qui ont détruit la solidarité de l’Union européenne, et rendu l’Europe impuissante.

Je m’arrête ici ce matin. Oui, l’angoisse est montée d’un cran. Voire de deux ou de trois.La paix de Poutine
André Markowicz
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Droopy2
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Re: La 3ème Guerre Mondiale

Message par Droopy2 »

« Vladimir Poutine nous demande de sacrifier la seule force qui résiste au fascisme, l’Ukraine elle-même »
TRIBUNE
André Markowicz
Traducteur et écrivain

Le traducteur exprime, dans une tribune au « Monde », le sentiment de honte qu’il ressent après la capitulation des démocraties européennes face aux projets du président russe, mais aussi des Etats-Unis de Donald Trump.


Une sensation de honte qui ne fait que grandir m’accompagne depuis avril 2022. J’ai compris que les démocraties occidentales attaquées par la Russie préféraient que Vladimir Poutine ne perde pas la guerre qu’il avait engagée le 24 février. Les chefs d’Etat de l’Union européenne avaient dit « craindre l’escalade » et craindre d’« humilier la Russie », comme si une défaite de Poutine pouvait humilier la Russie et non pas l’état présent de la Russie, ce pays de misère et de terreur toujours croissantes, et comme si l’Ukraine était une variable d’ajustement, une circonstance regrettable mais sans aucune incidence sur notre vie à nous.

Cette honte est devenue noire après septembre 2022. Les victoires militaires de l’Ukraine, libérant des territoires dévastés par six mois d’occupation russe ont été suivies d’un enlisement dû à l’arrêt des fournitures militaires au moment où elles étaient le plus indispensables.

Les Russes se sont remis de leurs défaites et avancent sur le terrain, très lentement, avec des pertes hallucinantes – mais, il faut croire, pas pour eux – sans pourtant que leur but change. Ils ne veulent pas seulement effacer toute trace d’indépendance ukrainienne et reconstruire, conflit après conflit, l’Empire russe. Ils veulent anéantir la démocratie partout en Europe, en commençant par l’Ukraine, parce que, justement, en Ukraine, en dépit de la corruption endémique, ce qui était en train de s’instaurer était bien un régime démocratique. Un régime dans lequel les nationalistes héritiers du nazisme n’avaient plus un seul siège au Parlement. Cette guerre de terreur, de dévastation totale, est bien déchaînée contre ça, contre l’idée que les élections peuvent ne pas être truquées, et que toute personne puisse exprimer son opinion sans craindre pour sa vie. Contre ce qui fait notre vie sans que nous y pensions nous-mêmes. Nous cherchions à amadouer le monstre, à le raisonner. Le résultat est là.

L’escalade a eu lieu, mais venant de Poutine, parce qu’un régime qui ne connaît que la force comprend toute crainte de l’escalade comme une invitation à frapper plus fort. Puis est venu Donald Trump, le valet de Poutine. Que le président russe détienne ou non de quoi le soumettre, quelle importance ? Le président américain n’est là, chez lui, que pour affaiblir au possible l’appareil de l’Etat, et, à l’extérieur, anéantir l’UE, faire en sorte que sa puissance économique ne soit pas doublée d’une puissance politique et que cette puissance économique elle-même soit soumise. Un objectif auquel les dirigeants de l’Europe n’ont cessé de collaborer : nous avons vu avec quelles rodomontades ils ont déjà capitulé pour l’accord sur les droits de douane signé au cours de l’été.

La lâcheté de l’Europe
Du « plan de paix » pour l’Ukraine proposé par Trump, on a tout dit. Le Guardian a montré que l’énoncé des articles comportait des russismes, des tournures directement traduites du russe : il ne pouvait pas avoir été rédigé par un locuteur anglo-saxon natif. C’est un plan de guerre, conclu sans l’Ukraine, pour être imposé à l’Ukraine et sans l’Europe, pour être imposé à l’Europe. C’est un plan de pillage – déjà engagé par le traité sur les terres rares de l’Ukraine devant lequel l’Europe n’aura pas pipé mot – qui compte un article incroyable concernant les près de 200 milliards d’euros d’avoirs russes gelés promis à la reconstruction, dont la moitié devrait être versée aux Etats-Unis pour prix de leur participation au « deal ».

Quel que soit l’énoncé officiel du « contre-plan », proposé en catastrophe, c’est le cas de le dire, par l’Europe, le mot central est là : le deal. Ce sera comme au mois d’août, quand l’Union européenne a fait mine de triompher parce que les droits de douane unilatéralement imposés par Trump étaient passés à 15 % au lieu de 30 %, et alors que des clauses iniques étaient maintenues. Un texte plus équilibré encadrera la défaite ukrainienne mais ce ne sera pas non plus un plan de paix parce que Poutine ne le signera pas. Une politique de paix pour un pays qui consacre plus de 40 % de son budget annuel aux dépenses de guerre et de sécurité intérieure est une vue de l’esprit, dès lors que l’industrie militaire est le seul secteur qui maintienne à flot l’économie russe.

Le but de Poutine n’est pas de faire la paix. Il est de faire lever, et au plus vite, les sanctions – preuve qu’elles ont une efficacité – et de réintégrer la Russie dans le commerce mondial. Pas les instances officielles, parce qu’aucune de ces instances n’existe plus dans la réalité, mais dans des relations directes et ouvertes avec les Etats-Unis, pour contourner l’Europe et finir de la réduire à rien.

L’Ukraine pourra bien, au bout d’une décennie, intégrer l’UE, mais ce sera une Ukraine qui aura perdu ses ressources naturelles, ses territoires, une Ukraine où des millions et des millions de gens vivront dans la terreur, d’où resteront absents des millions et des millions de réfugiés à travers l’Europe, une Ukraine qui restera écrasée par le traumatisme des sacrifices qui auront mené à la défaite et par la lâcheté de ses alliés, de cette Europe pour laquelle, finalement, les principes des droits de l’homme ne seront que des mots, ridicules, pour ne pas dire obscènes.


Conséquence de cette lâcheté : nous découvrons que nous n’avons aucun moyen d’assurer sur le long terme, en cas de guerre réelle, notre défense et celle de nos alliés (avec, sauf pour la France, une aviation contrôlée par les ordinateurs américains). Poutine nous demande de sacrifier la seule force qui résiste au fascisme, l’Ukraine elle-même, son armée et son peuple. Je crains fort qu’une fois de plus nous ne capitulions. La guerre continuera, et s’étendra encore.

Et pourtant, beaucoup plus corrompue encore que l’Ukraine, la Russie, le secteur militaire excepté, est désormais entrée, de l’avis même de ses économistes, dans une dépression structurelle et la société civile dans son ensemble est mise en danger par la guerre. Poutine est résistible, mais qui est, à part les Ukrainiens, prêt à cette résistance ?

"Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l'effacer." Jules Renard.
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Shala
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Re: La 3ème Guerre Mondiale

Message par Shala »

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Re: La 3ème Guerre Mondiale

Message par Shala »

Thank you, Larry.
It is both a pleasure, and a duty, to be with you tonight in this pivotal moment that Canada and the world are going through.
Today I will talk about a rupture in the world order — the end of a pleasant fiction and the beginning of a harsh reality, where geopolitics, where great-power geopolitics, is submitted to no limits, no constraints.
On the other hand, I would like to tell you that other countries, especially middle powers like Canada, are not powerless. They have the capacity to build a new order that encompasses our values, such as respect for human rights, sustainable development, solidarity, sovereignty and the territorial integrity of the various states.
The power of the less powerful begins with honesty.
It seems that every day we’re reminded that we live in an era of great power rivalry, that the rules-based order is fading, that the strong can do what they can, and the weak must suffer what they must.
And this aphorism of Thucydides is presented as inevitable, as the natural logic of international relations reasserting itself. And faced with this logic, there is a strong tendency for countries to go along, get along, to accommodate, to avoid trouble, to hope that compliance will buy safety.
Well, it won’t. So what are our options?
In 1978, the Czech dissident Václav Havel wrote an essay called The Power of the Powerless. In it he asked how a communist system sustained itself. His answer began with a grocer who put up a sign not because he believed it, but because taking it down would undermine the system. That essay showed the strength of honesty over pretense.
Call it what it is: a system of intensifying great-power rivalry where the most powerful pursue their interests using economic integration as a weapon. Great powers have begun using economic integration as weapons, tariffs as leverage, financial infrastructure as coercion, and supply chains as vulnerabilities to be exploited.
We know the old world order is not coming back — nostalgia is not a strategy. Middle powers must act together, because if we’re not at the table, we’re on the menu.
Canada was among the first to hear the wake-up call that geography and historic alliances no longer guaranteed security or prosperity. As a member of NATO, we stand firmly with Greenland and Denmark and support their unique right to determine Greenland’s future. Our commitment to Article Five is unwavering.
A country that cannot feed itself, fuel itself, or defend itself has few options. When the rules no longer protect you, you must protect yourself.
So we must build something better, stronger and more just — not by retreating into higher walls, but by forging resilient partnerships and new alliances based on shared values and mutual respect.
Thank you.
—————————-

Merci, Larry.
C’est à la fois un plaisir et un devoir d’être avec vous ce soir en ce moment charnière que traversent le Canada et le monde.
Aujourd’hui, je vais parler d’une rupture de l’ordre mondial — la fin d’une agréable fiction et le début d’une réalité brutale, où la géopolitique, où la géopolitique des grandes puissances, n’est soumise à aucune limite, aucune contrainte.
D’un autre côté, j’aimerais vous dire que d’autres pays, en particulier les puissances moyennes comme le Canada, ne sont pas impuissants. Ils ont la capacité de construire un nouvel ordre qui englobe nos valeurs, comme le respect des droits humains, le développement durable, la solidarité, la souveraineté et l’intégrité territoriale des différents États.
La puissance des moins puissants commence par l’honnêteté.
Il semble que chaque jour nous rappelle que nous vivons à une époque de rivalité entre grandes puissances, que l’ordre fondé sur des règles s’estompe, que les forts peuvent faire ce qu’ils peuvent, et que les faibles doivent subir ce qu’ils doivent subir.
Et cet aphorisme de Thucydide est présenté comme inévitable, comme la logique naturelle des relations internationales qui se réaffirme. Et face à cette logique, il y a une forte tendance pour les pays à suivre le mouvement, à s’arranger, à accommoder, à éviter les ennuis, à espérer que la conformité achètera la sécurité.
Eh bien, cela ne fonctionnera pas. Alors quelles sont nos options ?
En 1978, le dissident tchèque Václav Havel a écrit un essai intitulé Le pouvoir des sans-pouvoirs. Dans cet essai, il s’est demandé comment un système communiste pouvait se maintenir. Sa réponse a commencé avec un épicier qui accrochait une pancarte non pas parce qu’il y croyait, mais parce que la retirer aurait sapé le système. Cet essai a montré la force de l’honnêteté par rapport à l’apparence.
Appelons-le ce que c’est : un système de rivalité accrue entre grandes puissances où les plus puissants poursuivent leurs intérêts en utilisant l’intégration économique comme une arme. Les grandes puissances ont commencé à utiliser l’intégration économique comme armes, les tarifs douaniers comme levier, les infrastructures financières comme coercition et les chaînes d’approvisionnement comme vulnérabilités à exploiter.
Nous savons que l’ancien ordre mondial ne reviendra pas — la nostalgie n’est pas une stratégie. Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table, nous sommes au menu.
Le Canada a été parmi les premiers à entendre le signal d’alarme indiquant que la géographie et les alliances historiques ne garantissaient plus la sécurité ou la prospérité. En tant que membre de l’OTAN, nous nous tenons fermement aux côtés du Groenland et du Danemark et soutenons leur droit unique de déterminer l’avenir du Groenland. Notre engagement envers l’article 5 est inébranlable.
Un pays qui ne peut pas se nourrir, se fournir en énergie ou se défendre a peu d’options. Quand les règles ne vous protègent plus, vous devez vous protéger vous-même.
Nous devons donc construire quelque chose de meilleur, de plus fort et de plus juste — non pas en nous retranchant derrière des murs plus hauts, mais en forgeant des partenariats résilients et de nouvelles alliances basées sur des valeurs partagées et un respect mutuel.
Merci.
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Re: La 3ème Guerre Mondiale

Message par clark »

Ce mec a fait un vrai bon discours très honnête sur ce qui se passait et était accepté, et ce qui se passe désormais, ce que cela implique :good1: :keru2:
On ne sait pas ce que ces bouleversements vont provoquer, si les américains vont ouvrir les yeux concernant leurs dirigeants actuels et se ressaisir mais comme il le fait savoir, il faut repenser nos façon de fonctionner et sans doute des alliances actuelles.

Pour le discours complet/intégral et la video (dailymotion) :
(Il a d'ailleurs très brièvement commencé en français)
https://www.weforum.org/stories/2026/01 ... of-canada/
https://www.dailymotion.com/video/x9y7gwc
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Re: La 3ème Guerre Mondiale

Message par Glad!ator »

https://www.dailymotion.com/video/x9y76k4

Avec une traduction audio en Français ;)
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clark
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Re: La 3ème Guerre Mondiale

Message par clark »

:good1:
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Re: La 3ème Guerre Mondiale

Message par Glad!ator »

PODCAST. « Donald Trump, version grotesque du surhomme nietzschéen », la politique américaine vue par une philosophe

https://www.ouest-france.fr/monde/etats ... ffbc2ef006
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