LFI, l'autre gauche de la gauche de droite

Ici, ça rigole po.
Ru ha Du
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Droopy2 a écrit : 25 août 2026 19:07
Ru ha Du a écrit : 25 août 2026 17:33
Droopy2 a écrit : 25 août 2026 12:26 Ce serait bon que d'autres s'en rendent compte.
C’est quand-même toi qui viens de dégobiller la connerie " lfi - palestine - stratégie électorale " . Tu salis, tu nettoies ! :mrgreen:
Chacun son cœur de cible, LFI assume la radicalisation, donc appuie, privilégie, surligne certains thèmes supposés aimanter leur cœur de cible. C'est leur stratégie.
Le RN en a une autre.
Et question vomi, oui, c'est difficile à digérer.
"LFi assume la radicalisation" : peux-tu développer laquelle ?
Leur coeur de cible, ce sont les quartiers populaires selon toi ? Les djihadistes ?
Je t’ai répondu qu’il me semblait y avoir plusieurs conditionnements dans les quartiers populaires, de droite sarkosiste bling bling wesh wesh (subventions des qataris) comme de gauche (communistes).
LFI est un mouvement très jeune.
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Message par koldi »

Alain Houat-Quebard a écrit : 25 août 2026 19:40
En Irlande, ils sont complètement dingos au sujet de la Palestine notamment, total irrationnel
c'est le cas depuis le début des années 80.
une faim de loup et une soif d'hippopotame.
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Message par koldi »

Clark, ton chatgpt est en carafe?
t'as oublié de venir vomir sur Delogu cette semaine.
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Message par Droopy2 »

Ru ha Du a écrit : 25 août 2026 20:52

"LFi assume la radicalisation" : peux-tu développer laquelle ?
Leur coeur de cible, ce sont les quartiers populaires selon toi ? Les djihadistes ?
Je t’ai répondu qu’il me semblait y avoir plusieurs conditionnements dans les quartiers populaires, de droite sarkosiste bling bling wesh wesh (subventions des qataris) comme de gauche (communistes).
LFI est un mouvement très jeune.
- LFI a une double approche — l'intransigeance verbale (radicalité) couplée à une présence ciblée sur les thématiques discriminatoires et internationales (quartiers populaires) . C'est le moteur électoral de La France insoumise.
Jean-Luc a théorisé le fait de ne pas adoucir le discours. En 2023, lors des universités d'été du mouvement, il déclarait : « Nous ne cherchons pas à apaiser, nous cherchons à mobiliser. La radicalité est la seule réponse à la crise démocratique et sociale. » Conflictualisation permanente.

-La ligne officielle selon l'ambitieux Bompard est limpide : les quartiers bourgeois ont une participation électorale structurellement haute (estimée à 70-75% sur le terrain par les équipes de LFI) mais acquise aux forces de droite ou du centre-droit. À l'inverse, les quartiers populaires affichent une abstention massive.La "priorité absolue" consiste donc à aller chercher la réserve de voix là où elle dort (les abstentionnistes des cités), plutôt que d'édulcorer le programme pour tenter de séduire un électorat dit bourgeois jugé inaccessible ou hostile à une rupture économique.
C'est un choix.
Dans chaque vieux, il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé.
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Message par clark »

koldi a écrit : 30 août 2026 10:10 Clark, ton chatgpt est en carafe?
t'as oublié de venir vomir sur Delogu cette semaine.
Je ne regarde pas trop l'actualité actuellement, il y a trop de "bruit ". L'action et la distraction provient plutôt du côté des aléas des marchés actuellement.
Cela donne d'ailleurs beaucoup plus d'indications sur le fonctionnement actuel du Monde (pas que la France: trop petit)...c'est ça aussi qui nourrit un peu son homme.
Et je n'ai pas besoin d'assistant pour savoir quoi penser.

J'ai aussi pris mon parti, il aura sans doute pour la prochaine élection aucune figure de gauche (sociale-démocrate) qui me redonnera de l'appétit si on suit lzs nformations concernant le PS.
Là-dessus, je suis d'accord avec Ru-truc, ces mecs n'ont aucune épaisseur et leur cirque va virer au ridicule (Faure, Glucksmann, Hollande, etc).
A la limite, j'aime bien Bouamrane et Guedj, mais ils ne sont pas des têtes d'affiche.

Qu'a-t-il encore fait d'incongru et déplacé, le chauffeur illettré ? :daft:
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Message par Ru ha Du »

@ Droopy2 :
Le clientèlisme est une caractéristique que l’on retrouve dans tous les partis, je dirais presque par définition.
Quant à la violence verbale, celle de Macron avec ses "analphabètes (ou illettrées) de l’abattoir", "ceux qui ne sont rien", "je traverse la rue je te trouve un job", celle de Hollande - "les sans-dents" - mêlée à l’hypocrisie "mon ennemi c’est la finance" sont particulièrement blessantes. Je passe sur celle des nazillons ultraréactionnaires.

@ clark :
Pas top ton chatgpt, il traduit "ha du" en "truc" ... limite raciste :mrgreen: :clark:
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Message par clark »

Si missié Droopy dispose de l'article complet :tchin:

Une idée « interdite par les traités européens » : le président de la Bundesbank s’oppose à l’annulation de la dette proposée par Jean-Luc Mélenchon
Joachim Nagel critique fermement la proposition du candidat « insoumis » à la présidentielle d’annuler les 18 % de dette de la France possédée par la Banque centrale européenne.

Le rejet est ferme et sans appel. Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, rencontré pour un entretien au Monde, s’oppose à la proposition du candidat de La France insoumise (LFI) à la présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon, d’annuler la partie de la dette de la France possédée par la Banque centrale européenne (BCE).

M. Nagel précise tenir ces propos sur le principe, et non pas directement en réponse à M. Mélenchon. Mais sa prise de position, en tant que président de la banque centrale allemande, et donc de membre du conseil des gouverneurs de la BCE, vient mettre à mal l’une des idées phares du leader « insoumis ».

. Mélenchon propose que la dette de l’Etat qui est possédée par l’institution monétaire européenne – en l’occurrence, 18 % de la dette française – soit annulée. « C’est une dette à nous-mêmes, puisque nous sommes membre de l[a zone] euro », justifiait-il lors d’un débat entre les candidats à l’Elysée organisé par le Medef, le 27 août. Il ajoutait qu’il n’était pas question de réaliser cette annulation « tout seul », mais d’avoir « une proposition européenne » pour faire de même dans tous les pays de l’union monétaire. « Je prends le pari que je trouverai des alliés en Europe, notamment dans les pays latins, et sans doute aussi les Allemands, qui viennent de ...[...]

https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html
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Message par Droopy2 »

Une idée « interdite par les traités européens » : le président de la Bundesbank s’oppose à l’annulation de la dette proposée par Jean-Luc Mélenchon
Joachim Nagel critique fermement la proposition du candidat « insoumis » à la présidentielle d’annuler les 18 % de dette de la France possédée par la Banque centrale européenne.
Par Eric Albert (Francfort [Hesse], envoyé spécial)

Le rejet est ferme et sans appel. Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, rencontré pour un entretien au Monde, s’oppose à la proposition du candidat de La France insoumise (LFI) à la présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon, d’annuler la partie de la dette de la France possédée par la Banque centrale européenne (BCE).

« Aucune banque centrale de l’eurosystème – ni la BCE – n’a le droit d’annuler la dette d’un Etat, explique-t-il. Cela constituerait un financement monétaire des gouvernements, ce qui est interdit par les traités européens. » Pour lui, « une telle mesure ouvrirait une boîte de Pandore », pouvant mener à terme à l’hyperinflation.

M. Nagel précise tenir ces propos sur le principe, et non pas directement en réponse à M. Mélenchon. Mais sa prise de position, en tant que président de la banque centrale allemande, et donc de membre du conseil des gouverneurs de la BCE, vient mettre à mal l’une des idées phares du leader « insoumis ».

M. Mélenchon propose que la dette de l’Etat qui est possédée par l’institution monétaire européenne – en l’occurrence, 18 % de la dette française – soit annulée. « C’est une dette à nous-mêmes, puisque nous sommes membre de l[a zone] euro », justifiait-il lors d’un débat entre les candidats à l’Elysée organisé par le Medef, le 27 août. Il ajoutait qu’il n’était pas question de réaliser cette annulation « tout seul », mais d’avoir « une proposition européenne » pour faire de même dans tous les pays de l’union monétaire. « Je prends le pari que je trouverai des alliés en Europe, notamment dans les pays latins, et sans doute aussi les Allemands, qui viennent de passer les 3 % de déficit », continuait-il.

M. Nagel vient le démentir, en faisant valoir deux arguments. Le premier, selon lui, concerne la dangerosité économique d’une telle manœuvre, mettant fin, de facto, à l’indépendance de la BCE. « La politique monétaire deviendrait juste une autre division du ministère des finances. » Il rappelle l’hyperinflation historique de 1923 sous la république de Weimar, qui a traumatisé son pays. Certes, il reconnaît qu’une annulation de la dette détenue par la Banque centrale serait loin d’un tel scénario, mais il estime qu’il pourrait s’agir d’un premier pas dans cette direction. Il ajoute qu’il n’est pas question non plus d’imaginer une autre solution, parfois proposée par des économistes : « La transformation des dettes en obligations perpétuelles, à coupon zéro. »

Argument légal
Le deuxième argument du président de la Bundesbank est légal. Pour le comprendre, il faut remonter en 2015, vers la fin de la crise de la zone euro. L’économie était alors exsangue et la déflation guettait, mais la BCE manquait de moyens d’action. Ses taux d’intérêt étaient déjà négatifs (− 0,2 %) et il était difficile d’aller plus bas. Elle se décidait alors à acheter à grande échelle les dettes des Etats, en créant de la monnaie. Problème, l’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (UE) interdit « l’acquisition directe » de la dette par la banque centrale. L’institution monétaire contourne l’obstacle en agissant indirectement : les gouvernements émettent de la dette, qui est achetée par des investisseurs privés (banques, assurances, fonds de pension…), puis rachetée dans un deuxième temps par la BCE.

Légalement, la nuance est majeure. L’institution monétaire respecte ainsi l’interdiction qui lui est faite de financer directement les Etats. Un groupe d’eurosceptiques allemands va d’ailleurs tester la question devant la justice. Mécontents de l’action de la BCE, ils l’accusent d’aller au-delà de son mandat. En 2017, la Cour de justice de l’UE a tranché, estimant que la Banque centrale est dans son droit, parce que cette action, effectuée indirectement, relève de sa compétence de politique monétaire – il s’agissait de faire baisser les taux d’intérêt pratiqués sur les marchés. Mais le boulet légal n’est pas passé loin et la colère allemande perdure, avec un conflit judiciaire qui va durer jusqu’en 2020.

L’idée de l’annulation de la dette détenue par la BCE n’est pas nouvelle. En septembre 2020, Raphaël Glucksmann (Place publique), aujourd’hui candidat à la présidentielle, avait cosigné avec des économistes et des eurodéputés une tribune dans Le Journal du dimanche appelant à agir de la sorte, « une solution techniquement faisable, économiquement indispensable ».

Mais déjà à l’époque, Christine Lagarde, la présidente de la BCE, interrogée par Le Monde, opposait l’argument légal : « L’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’UE interdit purement et simplement [un tel financement] du budget des Etats. Effacer une dette reviendrait précisément à cela. Or, le non-respect des traités européens n’est pas dans ma feuille de route. » En l’état actuel des choses, l’annulation de la dette nécessiterait donc un changement de ces traités, ce qui suppose l’unanimité des pays membres de l’UE, ou une sortie de la zone euro.


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Message par Ru ha Du »

Opinions • Politique

Tribune
« Mettre la dette au frigo » : le débat est celui de notre dépendance aux marchés financiers

Collectif

Publié le 22 août 2026 à 10h11 , mis à jour le 24 août 2026 à 10h57
Lecture : 5 min.

Pour Éric Berr, de l’Institut La Boétie, Benjamin Lemoine (CNRS) et la cinquantaine d’économistes signataires de la tribune, dont certains sont proches des insoumis, la proposition de Jean-Luc Mélenchon de « mettre au frigo » les titres de la dette pose la question de la reprise en main démocratique de notre économie.

Ces derniers jours, une polémique secoue le bocal médiatico-politique. En cause : une conférence de presse où Jean-Luc Mélenchon suggère de « mettre au frigo » la dette publique française avec l’appui de l’Eurosystème (Banque centrale européenne et Banque de France). Car cette proposition vient percuter un tabou et une pratique devenue si familière qu’elle en paraît naturelle : l’Etat doit nécessairement passer sous les fourches caudines des marchés financiers pour se financer. La conséquence de cette pratique est une dette publique de 3536 milliards d’euros au premier trimestre 2026, qui représente 117,5 % du PIB.

Provoquer ainsi les réactions de l’économie mainstream permet de rappeler plusieurs fondamentaux du débat contemporain sur la politique économique, monétaire et financière. Une dette détenue par la banque centrale n’a pas le même statut économique et politique qu’une dette détenue par des investisseurs privés. Tant qu’un titre public figure au bilan de l’Eurosystème, il est soustrait aux arbitrages quotidiens des marchés, où s’expriment les goûts et dégoûts des professionnels de la finance gérant l’épargne mondiale. Il ne peut plus être vendu par des créanciers privés qui décideraient soudain que la politique d’un gouvernement suscite de vives inquiétudes ou est insuffisamment « crédible ». Cet emprunt ne participe plus de la même façon à la mécanique disciplinaire qui traduit des propositions politiques considérées comme insatisfaisantes pour les marchés obligataires en hausse de taux, puis en argument pour réduire la dépense publique de la main gauche de l’Etat. « Congeler » la dette dans le bilan de la banque centrale, c’est donc annuler le pouvoir de nuisance des marchés et désarmer le chantage à la dette.

Mais il faut aller plus loin, et faire en sorte que les Etats européens et les options démocratiques évoluent à l’abri des aléas et conceptions socialement entendues des marchés financiers. Une première mesure doit consister à empêcher que la dette actuellement détenue par l’Eurosystème revienne progressivement sur les marchés – un retour « à la normale », au nom de la gestion de l’inflation que beaucoup appellent de leurs vœux. Par ailleurs, la BCE a décidé de « réduire son bilan », c’est-à-dire de diminuer le stock de dettes publiques qu’elle détient à la suite des achats effectués entre 2015 et 2024. Cette institution publique européenne pourrait faire le choix opposé en renouvelant ces détentions afin de maintenir durablement hors marché une fraction significative des dettes souveraines. C’est, au fond, ce que signifie l’idée de Jean-Luc Mélenchon de « mettre les titres au frigo » : soustraire une partie du stock de dette souveraine française au marché, afin de la mettre à l’abri des attaques spéculatives. Concrètement, lorsque les titres arrivent à échéance, le Trésor rembourse le principal à la BCE, ou à l’Eurosystème, qui peut alors réinvestir les sommes récupérées, éventuellement en rachetant de nouveaux titres publics. On pourrait même envisager de transformer ces titres en une dette à très longue maturité, voire perpétuelle, assortie d’un taux faible ou nul.

La BCE pourrait reprendre une politique plus offensive d’achats de titres publics. Elle l’a fait massivement après la crise de la zone euro puis pendant la pandémie. Ces interventions ont montré qu’une banque centrale peut empêcher une crise de dette souveraine lorsqu’elle accepte de jouer son rôle de stabilisateur en dernier ressort. Des achats réguliers et garantis permettraient de contenir les taux d’intérêt, de tuer dans l’œuf les attaques spéculatives, mais sans les assortir des contreparties austéritaires qui ont marqué la crise des dettes souveraines des années 2010. L’organisation de nos sociétés et économies pour faire face à une planète qui brûle le justifie pleinement.

Ces deux propositions ne demandent pas de créer de nouveau dispositif mais seulement d’utiliser des leviers déjà existants et utilisés. Elles sont portées par d’autres gouvernements européens (Italie, Grèce, Portugal, Espagne) dont les intérêts économiques en matière de politique monétaire et de dette publique sont alignés sur ceux de la France. Des dirigeants de ces pays ont publiquement exprimé leur opposition au relèvement des taux directeurs par la BCE. Enfin, ces deux solutions (« congélation » et reprise des rachats) sont actuellement mises en œuvre par la Federal Reserve (la banque centrale des Etats-Unis), ce qui témoigne de leur faisabilité et de leur actualité : dès l’été 2024, la Fed a ralenti le rythme de réduction de son bilan, puis a décidé fin 2025 de mettre fin à la réduction de son bilan en réinvestissant l’intégralité de l’argent des titres arrivés à maturité ; depuis le début 2026, elle a relancé des rachats de titres de dette souveraine. Pourquoi faudrait-il accepter pour la Banque centrale européenne des instruments volontairement amoindris ?

Cependant, la stratégie de financement public ne saurait reposer uniquement sur la BCE. La France a longtemps disposé d’un système dans lequel le Trésor dépendait beaucoup moins qu’aujourd’hui des marchés financiers. Il ne s’agit pas de ressusciter à l’identique le circuit du Trésor de l’après-guerre, mais d’en retrouver l’inspiration afin d’organiser politiquement le financement des besoins collectifs.


Une partie plus importante de l’épargne réglementée pourrait être orientée vers le financement public. Les banques pourraient être tenues de détenir un plancher de titres publics. Un pôle public bancaire pourrait financer à taux réduit les collectivités locales et les investissements nécessaires à la bifurcation écologique. L’épargne nationale cesserait alors d’être seulement une matière première offerte aux marchés financiers et redeviendrait un instrument de politique économique.

A terme, la question du financement direct des Etats par la banque centrale devra être posée. Les verrous qu’imposent les traités européens ne représentent pas une loi de l’économie mais un choix institutionnel, aujourd’hui daté.

Rétablir les canaux durables de financement public hors marché ne signifie évidemment pas que les déficits pourraient être financés sans limite. Mais la mise en œuvre de politiques raisonnées n’a rien à voir avec le fait de laisser aux marchés financiers un droit de veto permanent. Il ne s’agit pas d’un petit aménagement technique, mais la première pièce d’une architecture macrofinancière qu’il faut reconstruire en profondeur. La loi de l’offre et de la demande de titres d’emprunts, dirigée en réalité par les désirs d’accumulation de la finance privée, ne saurait présider au destin des populations. C’est d’ailleurs cette richesse privée qui requiert, pour fonctionner, des supports de placement stables et réputés sans risque – au premier rang desquels figure la dette souveraine. Contribuer à mettre la dette souveraine hors marché pave la voie d’une reprise en main démocratique du crédit et de ses circuits d’allocation. Ce qui prendrait tout son sens dans le cadre d’une planification écologique et d’un gouvernement par les besoins. La proposition de Jean-Luc Mélenchon a le mérite de rouvrir le débat : voulons-nous continuer à placer notre avenir dans les mains des marchés financiers ?

SIGNATAIRES

Eric Berr, économiste, maître de conférences à l’Université de Bordeaux. Boétie

Benjamin Lemoine, politiste, directeur de recherche au CNRS et au centre Maurice Halbwachs. Boétie

Daniel Bachet, professeur émérite, Université d’Evry-Paris-Saclay

Federico Bassi, maître de conférences à l’Université de Lille

Hannah Bensussan, économiste

Sylvain Billot, statisticien économiste

Bruno Boidin, professeur des universités, économiste

Mireille Bruyère, économiste

Louison Cahen-Fourot, maître de conférences en économie, Université de Roskilde (Danemark)

Jézabel Couppey-Soubeyran, maîtresse de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon - Sorbonne

Thomas Coutrot, économiste, chercheur associé à l’Ires

Nicolas Da Silva, économiste, maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord

Anne Debregeas, économiste de l’énergie

Valérie Desmoulins, professeure de Sciences économiques et sociales (SES)

Anne Eydoux, économiste, maîtresse de conférences au Cnam

Giorgio Fabbri, économiste, directeur de recherche au CNRS, Grenoble

Pierre Funalot, enseignant-chercheur à l’université de Bordeaux

Vincent Gayon, maître de conférences

Patrice Grevet, économiste, professeur honoraire à l’université de Lille

Isabelle Guérin, directrice de recherche à l’IRD

Bernard Guibert, économiste

Ozgur Gun, économiste, Université de Reims

Layla Hallak, doctorante en économie

Hugo Harari-Kermadec, professeur à l’Université d’Orléans

Jean-Marie Harribey, économiste à l’Université de Bordeaux

Sabina Issehnane, économiste, maîtresse de conférences à l’université Paris-Cité

Alexis Jeamet, docteur en économie

Pierre Khalfa, économiste Fondation Copernic

Dany Lang, enseignant-chercheur en économie, Université Sorbonne Paris Nord

Frédéric Lebaron, sociologue-économiste

Léo Malherbe, maître de conférences, Université de Picardie Jules Verne

Marc Mangenot, économiste, membre de la Fondation Copernic

Kako Nubokpo, économiste et ancien ministre du Togo

Stefano Palombarini, maître de conférences en économie

Nicolas Piluso, maître de conférences en économie

Dominique Plihon, économiste, professeur émérite à l’Université Sorbonne Paris Nord

Luc-Albert Rasselet, professeur de SES

Pétronille Rème, directrice de recherche

Corinne Remize-Noel, enseignante en économie

Jacques Rigaudiat, conseiller-maître honoraire à la Cour des comptes

Louis-Philippe Rochon, professeur à l’Université Laurentienne (Canada) et directeur de la « Review of Political Economy »

Julien Salama, doctorant en économie écologique

Jean-Michel Servet, professeur honoraire

Bruno Théret, économiste, directeur de recherche émérite au CNRS, associé à l’IRISSO, université Paris-Dauphine

André Tiran, professeur émérite à l’université Lyon-2

Julien Trevisan, mathématicien

Aurélie Trouvé, maîtresse de conférences en économie

Grégory Vanel, professeur d’économie/Grenoble Ecole de Management

Carlo Vercellone, économiste, professeur émérite à l’université Paris-8

Sébastien Villemot, économiste

Cet article est une tribune, rédigée par un auteur extérieur au journal et dont le point de vue n’engage pas la rédaction.
https://www.nouvelobs.com/opinions/2026 ... ciers.html
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Re: LFI, l'autre gauche de la gauche de droite

Message par clark »

Bon pour corriger tout le laïus rédigé à l'instigation de ce binz partisan et fumeux au service de LFI qu'est la Boétie....

Première distinction fondamentale : "annuler" et "mettre au frigo" ne sont pas la même chose.
Ils corrigent déjà le vieux tromblon.... :loul:

Mais leur texte escamote une difficulté énorme, la BCE n'a tout simplement pas le droit de racheter de la dette française !
Elle ne peut pas garantir en permanence le financement d'un déficit à bas taux et ne peut pas dire "la France a beaucoup de dette, donc je vais continuer à renouveler indéfiniment les obligations françaises pour empêcher les marchés de faire monter les taux.".

"Je veux que la BCE conserve éternellement 1 500 milliards de dettes (pour le moment) de la France" :good1:
..... puis l'Italie, "moi-aussi",
puis l'Espagne,
puis la Belgique,
puis la Grèce,
puis.... :fan:

En fait, c'est la mort de l'Europe qu'ils veulent, c'est ça ?

La comparaison avec la Fed est rigolote pour des anti-liberaux… mais elle a une faiblesse évidente.
La Fed agit dans un système institutionnel complètement différent : un État fédéral unique, la dette américaine est une dette fédérale, et il possède leur propre monnaie.
La Fed & le Trésor appartiennent au même cadre constitutionnel.
Il n'existe pas 20 États membres ayant chacun leur dette souveraine et une banque centrale commune comme dans la zone euro.

Et surtout l'énorme faiblesse de l'argumentation : "mettre la dette au frigo" ne résout absolument pas le problème du déficit.
Le principal souci n'est pas qui détient les 3 536 milliards de dettes mais pourquoi la dette continue-t-elle à augmenter ?
Et ces derniers (LFI) veulent encore l'augmenter de façon drastique en fiscalisant les entreprises et leur capital: mais de qui se moque-t-on ?!

Que la dette ancienne soit détenue par BlackRock, un fonds de pension, une banque française, la BCE ne change pas ce très léger souci :syl:
La "congélation"peut réduire le risque de refinancement et éventuellement le coût moyen de la dette, mais elle ne supprime en rien ce foutu déficit.
Cela ne résout absolument pas :
- le déficit annuel français,
- la nécessité de financer les nouvelles dépenses, notamment sociales,
- la compétitivité,
- la croissance potentielle,
- le problème structurel des finances publiques... :ber:

Un coup sans l'eau, le déficit repartira encore plus fort, d'autant plus que pour trouver des prêteurs , il n'y aura personne ou bien il faudra se prostituer ((on se doute qui seront les maquereaux et ce ne sont pas les alliés avec qui on aimerait s'accoquiner :dead2: )

D'autre part cette énorme connerie qui parle de récupérer du flouze en le ponctionnant aux milliardaires...
Mais ce flouze est déjà majoritairement à l'étranger ..... et ce style de remarques les poussent même à encore plus investir aux USA et ailleurs ! :ciao:
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Re: LFI, l'autre gauche de la gauche de droite

Message par Ru ha Du »

Pourquoi le conflit israëlo-palestinien ?
https://youtube.com/shorts/y6zBNb2YTQ4? ... ha7YyHi35g
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Re: LFI, l'autre gauche de la gauche de droite

Message par clark »

Et surtout pourquoi une majorité de français en à rien à carrer, et pourquoi s'inquiètent-ils plutôt du devenir de leur espace de vie, la France/Europe?
Pourquoi cet amour fou et cette fixette précise et quasi-unique sur cette région du Monde ?
Déjà par clientélisme primaire, ensuite parce qu'il y a des bouts de juifs dedans :ber:
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Re: LFI, l'autre gauche de la gauche de droite

Message par Ru ha Du »

Bah non, ça ce sont tes a priori.
Ecoute mieux le short posté.
Savoir écouter, pas donné à tous visiblement.
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Re: LFI, l'autre gauche de la gauche de droite

Message par clark »

J'ai écouté et j'en ai toujours rien à branler. Guiraud cherche comme d'habitude à culpabiliser les européens, la stratégie habituelle.
Il se sent toujours coupable de tout (pas moi), il veut se faire passer pour plus gazaoui que les gazaouis.
Et tout le monde sait que ce peuple est en extrême difficulté, il n'y a pas que lui qui souhaite la fin de ce "sandwich" dégradant qu'on leurs impose, otage des deux parties.
Guiraud devrait se flageller le corps à coups de figues molles, le supplice et la déchéance corporelle serait très longue, sûrement très douloureuse, il aurait le temps de se repentir.
Qu'il comprenne et qu'il fasse comme les français en leur temps avec les allemands : une résilience rapide (20 ans), on ne peut pas s'endormir sur le passé et entretenir la haine. Les générations actuelles de français/européens ne sont plus concernées.
Et pour ôter encore un sparadrap : inutile de relancer et de reparler de Benji. Oui, tout le monde s'accorde à dire que c'est une pourriture d'extrême-droite et qu'il nuit au process de réconciliation (ça c'est fait et pigé ?). Ce n'est pas pour autant que j'accepterais de rayer de la carte la communauté/ethnie juive.

Le journaliste avait posé la bonne question.
Pourquoi cette fixette permanente et aucun intérêt pour les autres causes citées ?
(opportunisme: ils veulent happer cette clientèle facile à lever et il n'y a pas de juifs)
En privé, il semblerait que ces derniers aimeraient sont fatigués de ces histoire sans fin, qu'ils voudraient vivre normalement, qu'ils désireraient bien se débarrasser du Hamas (qui ont exécuté primairement une quantité qui s'est opposée à eux) et vivre simplement. Et cela pourrait se faire dans en Israël, en bonne intelligence et en population mixte.
Il y a plein d'arabe musulmans qui vivent bien à Tel Aviv, il y en a même qui travaillent dans les hôpitaux, la défense et dans l'armée.
Seulement une autorité politique terroriste ne le veut absolument pas.
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
Ru ha Du
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Re: LFI, l'autre gauche de la gauche de droite

Message par Ru ha Du »

Le constat est toujours flagrant, tu ne sais pas écouter (pour entendre et interpréter ensuite).
"Lfi soutient le Hamas pour draguer les musulmans abstentionnistes citoyens français" :syl: :fan:
J’allume 2 minutes P. Praud et j’entends aussitôt ta diarrhée verbale...
"Rien à branler" on dirait Bardella qui parle du dérèglement climatique. Pourri gâté (gateux avant l’âge aussi).

Puisque tu veux parler des génocidaires ici sur ce topic, allons-y:
https://www.arretsurimages.net/articles ... -palestine
Minorité majoritaire, on me dit que je ressemble à Alain de loin
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clark
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Re: LFI, l'autre gauche de la gauche de droite

Message par clark »

Comme dit précédemment, je n'avale pas les explications fumeuses et déviantes de Guiraud (tu lui colles un manteau de cuir et on dirait le milicien Adolfo Ramirez - Gérard Jugnot - dans "Papy fait de la Resistance")
.
La pleurnicherie habituelle infecte LFIste, tout ce qui n'est pas en accord avec ses préceptes louches est d'extrême-droite,.
C'est bien cela, tu penses que ça passe toujours ce binz ? :loul:
Tu sais, si tu n'as rien d'autres à placer de consistant, tu vas finir par passer soit pour un vrai bon gros bouffon, soit pour un âne bâté.
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
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