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Attention au gaz de gauschiste.A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
- Droopy2
- Corne verte
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
"Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l'effacer." Jules Renard.
- Karlmat
- Blanc-bec
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
https://www.mediapart.fr/journal/econom ... -tres-cher
Déficits publics : la fable macroniste aura coûté très cher
Persuadés du succès de leur politique de l’offre, les gouvernements Borne et Attal ont laissé filer les déficits publics sans agir sur les causes du dérapage. Les auditions menées par la commission d’enquête parlementaire dont le rapport vient d’être publié sont accablantes.
Circulez, y a rien à voir ! Corédacteur du rapport – rendu public le 15 avril – de la commission d’enquête parlementaire sur le dérapage des comptes publics en 2023 et en 2024, le député macroniste du Val-de-Marne Mathieu Lefèvre s’est donné tout le mal qu’il pouvait pour exempter de toute responsabilité les principaux membres de l’exécutif aux affaires à l’époque : les première et premier ministres Élisabeth Borne et Gabriel Attal, et l’ex- ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire.
Ce qui leur est reproché est pourtant lourd : avoir laissé se creuser un trou béant d’un total de près de 70 milliards d’euros dans les comptes publics, principalement à cause d’un manque de recettes fiscales par rapport à ce qui était prévu dans les lois de finances de 2023 et 2024. Et ce alors qu’ils étaient parfaitement informés de la situation à partir de l’automne 2023 par les services de Bercy.
À titre de comparaison, les montants qui se sont évaporés en seulement quelques mois sont équivalents à ce que le gouvernement Borne comptait économiser grâce à la réforme des retraites reculant l’âge de départ à 64 ans entre 2023 et... 2030 !
Un tel dérapage a des conséquences concrètes puisqu’il a amené les gouvernements suivants de Michel Barnier et de François Bayrou à élaborer des budgets particulièrement austéritaires, avec des efforts successifs demandés de 50 milliards d’euros dans le budget 2025 voté en février dernier, et de 40 milliards d’euros en 2026, comme annoncé mardi 15 avril par l’actuel premier ministre.
Certes, le corapporteur macroniste de la commission d’enquête ne conteste pas qu’un trou budgétaire s’est creusé en 2023 et en 2024 puisqu’il a admis notamment « une erreur d’évaluation des recettes fiscales qui est majeure, de l’ordre de 60 milliards d’euros : 20 milliards d’euros en 2023 et 40 milliards d’euros en 2024 ».
Dans le détail, selon une note de la Direction générale du Trésor, les recettes provenant de l’impôt sur les sociétés ont notamment été surévaluées de 19 milliards d’euros en cumulé dans les lois de finances 2023 et 2024, la TVA de 15 milliards d’euros, les cotisations sociales de plus de 10 milliards, l’impôt sur le revenu de 8 milliards, et les droits de mutation qui s’appliquent aux transactions immobilières de 5 milliards d’euros.
Mais pour Mathieu Lefèvre, ce dérapage n’est lié qu’à « une erreur d’évaluation des recettes imputable aux administrations centrales », dont les modèles de prévision étaient erronés, et non à la responsabilité des ministres en place. « Le gouvernement a dû faire face à une erreur massive de prévision de ses recettes », a-t-il affirmé.
Les modèles de prévision du ministère de l’économie sont en effet à revoir : en 2023 et en 2024, les services de Bercy ont clairement, pour un niveau donné de croissance, surestimé la consommation et les recettes de TVA afférentes ; la hausse des salaires et les recettes de l’impôt sur le revenu et des cotisations adossées ; et aussi les bénéfices déclarés par les entreprises et les recettes de l’impôt sur les sociétés qui en découlent.
Cependant, c’est peu dire que le fait de dédouaner totalement les ministres, qui sont censés être les premiers garants des deniers publics, ainsi que les membres de leurs cabinets bardés de diplômes, peine à convaincre les meilleurs spécialistes des questions budgétaires à l’Assemblée.
Surtout, l’erreur détectée en 2023 s’est reproduite en 2024, causant des dégâts deux fois plus importants sur les comptes publics, sans qu’il y ait eu de remise en cause profonde des modèles de prévision. « La défaillance du politique dans cette affaire – et c’est ce que l’on reproche aux ministres –, c’est de ne pas avoir su mettre les mains dans le cambouis » quand ils ont eu connaissance des dérapages, résume Charles de Courson, rapporteur général (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires) de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Très remonté contre l’attitude de la Macronie dans cette affaire, le député a aussi dénoncé lors d’une conférence de presse « la réaction d’enfant » de Bruno Le Maire et de ses soutiens consistant à mettre en cause la seule administration. « C’est un signe de décrépitude de la démocratie », a-t-il déploré. Le membre du cabinet d’un ancien ministre de Bercy abonde dans le sens de Charles de Courson : « À mon époque, on aurait été cloué au pilori si on avait laissé passer de telles erreurs. »
Lors de son audition par la commission d’enquête, le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, n’a pas dit autre chose : « Il est impossible – j’insiste – de prétendre en toute conscience que personne ne connaissait la fragilité répétée des prévisions durant cette période. »
Pour le président insoumis de la commission des finances, Éric Coquerel, qui a mené les auditions de la commission d’enquête, l’inaction des ministres face au dérapage des comptes publics relève davantage « d’un aveuglement collectif » créé par une vision trop optimiste des bienfaits de la politique de l’offre menée depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Dérapage qui a ensuite été « été aggravé par la volonté de retarder l’aveu de l’échec ».
Pour comprendre l’aveuglement collectif auquel Éric Coquerel fait référence, il faut revenir à l’année 2022 durant laquelle les déficits ont baissé significativement après avoir explosé en 2020 et en 2021 à cause de la crise sanitaire. L’exécutif a alors cru que les bons résultats budgétaires de 2022 étaient dus à sa politique de l’offre. Les recettes provenant de l’impôt sur les sociétés, notamment, avaient atteint un niveau meilleur qu’escompté.
Il n’en fallait pas moins pour que Gabriel Attal, alors ministre des comptes publics, se gargarise : « Si on est capables de réduire chaque année nos déficits, c’est grâce à l’activité économique très forte liée à nos réformes, qui permet davantage de rentrées fiscales », a-t-il déclaré en juillet 2022 au Parisien. Déclarations qu’il a réitérées en janvier 2023 dans un entretien au Figaro.
Persuadé que sa politique de l’offre faite de baisse d’impôts et de réformes structurelles était un succès, l’exécutif était alors à mille lieues de penser que 2022 était en fait une année exceptionnelle. Car nombre d’entreprises avaient en fait décalé à 2022 la charge fiscale dont elles auraient dû s’acquitter aux pires moments de la crise sanitaire.
« Il faut reconnaître une tendance collective à s’autopersuader que les recettes supplémentaires constatées en 2021 et en 2022 relevaient d’une dynamique, et que le même phénomène allait se produire en 2023 », a concédé lors de son audition le haut fonctionnaire Jérôme Fournel, qui a été le directeur de cabinet de Bruno Le Maire en 2024. « Il est possible que les résultats de 2022 nous aient illusionnés », a abondé François Ecalle, haut fonctionnaire et spécialiste des finances publiques, également auditionné.
Même son de cloche du côté du président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Xavier Ragot : « Il a pu y avoir l’illusion que la dynamique du marché de l’emploi était le signe d’un dynamisme de l’économie sous-jacente qui pouvait générer des recettes fiscales. »
Manquant d’humilité sur les effets réels sur les comptes publics de sa politique économique, l’exécutif n’a ensuite pas jugé bon d’agir lorsqu’à l’automne 2023 les premières notes des services de Bercy sont remontées pour alerter sur le fait que les rentrées fiscales n’étaient pas au rendez-vous. L’exécutif a alors préféré temporiser, laissant le budget 2024 être définitivement adopté par voie de 49-3.
Les déficits ont ensuite dérapé de plus belle et la pression s’est faite de plus en plus intense. Mais en février 2024, un arbitrage très discutable visant à cacher l’affaire à la représentation nationale a été pris. Alors que Bruno Le Maire poussait pour faire adopter en urgence au Parlement un projet de loi de finances rectificative (PLFR) qui aurait de facto rendu visible le trou dans le budget public, Matignon et l’Élysée en ont décidé autrement, préférant laver le linge sale en famille. « Le président de la République et moi-même avons pris la décision ensemble », a déclaré Gabriel Attal lors de son audition.
Histoire de tordre une dernière fois les faits, Bruno Le Maire a rejeté [...] la faute du dérapage budgétaire sur... les collectivités locales.
« Les risques étaient que le PLFR ne soit pas voté, et que [le premier ministre] ait à engager la responsabilité de son gouvernement, qu’il y ait plus de dépenses après qu’avant ou encore que des augmentations d’impôts soient votées », a justifié lors de son audition Emmanuel Moulin, alors directeur du cabinet de Gabriel Attal, et qui va prendre le 16 avril la succession d’Alexis Kohler – qui a par ailleurs refusé d’être auditionné par la commission d’enquête – au poste de secrétaire général de l’Élysée.
« Le gouvernement a tardé à communiquer et a volontairement dissimulé les informations qui auraient permis au Parlement et à la Cour des comptes de prendre conscience de la gravité de la situation », a pour sa part déclaré l’autre corapporteur de la commission d’enquête sur le dérapage des comptes publics, le député UDR Éric Ciotti. Selon lui, l’exécutif a reporté sciemment le débat budgétaire à plus tard, « réduisant, ce faisant, considérablement la capacité de la France à organiser un redressement des comptes publics ».
Au contraire, selon Mathieu Lefèvre, « face à l’accident imprévu et majeur sur les recettes, le gouvernement a pris en temps et en heure toutes les mesures de redressement nécessaires ». Il entend par là un décret annulant pour 10 milliards d’euros de crédits budgétaires pris en février 2024, et un autre gelant pour environ 15 milliards. Et peu importe si la vraie cause du trou budgétaire n’avait rien à voir avec un dérapage des dépenses publiques, et relevait principalement de pertes de recettes qui se sont donc poursuivies.
Malgré des signaux d’alerte envoyés par la commission des finances du Sénat qui a lancé une mission flash sur le dérapage des déficits au printemps 2024, le pot aux roses n’a été réellement découvert que début septembre 2024. Moment où le gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal a envoyé un carton de documents budgétaires aux présidents des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Et histoire de tordre une dernière fois les faits, Bruno Le Maire a rejeté, dans une lettre adressée aux parlementaires, la faute du dérapage budgétaire sur... les collectivités locales, coupables selon lui d’avoir trop dépensé pour près de « 16 milliards d’euros » par rapport à ce qui leur était demandé pour l’année 2024. Un chiffre « complètement fantaisiste », a taclé Charles de Courson, qui provenait en fait d’une extrapolation d’une prévision des services de Bercy à la mi-année.
Une prévision qu’il fallait prendre avec « d’importantes précautions méthodologiques », a expliqué lors de son audition Cécile Raquin, directrice générale des collectivités locales. In fine, le surplus de dépenses des collectivités locales s’est établi à 6,3 milliards d’euros en 2024, soit plus de deux fois moins que ce qu’avait annoncé Bruno Le Maire pour se défausser. Rien à voir avec les 40 milliards d’euros de recettes fiscales qui se sont réellement évaporés en 2024. Mais il fallait bien un dernier petit mensonge pour que la coupe soit pleine...
Mathias Thépot
Déficits publics : la fable macroniste aura coûté très cher
Persuadés du succès de leur politique de l’offre, les gouvernements Borne et Attal ont laissé filer les déficits publics sans agir sur les causes du dérapage. Les auditions menées par la commission d’enquête parlementaire dont le rapport vient d’être publié sont accablantes.
Circulez, y a rien à voir ! Corédacteur du rapport – rendu public le 15 avril – de la commission d’enquête parlementaire sur le dérapage des comptes publics en 2023 et en 2024, le député macroniste du Val-de-Marne Mathieu Lefèvre s’est donné tout le mal qu’il pouvait pour exempter de toute responsabilité les principaux membres de l’exécutif aux affaires à l’époque : les première et premier ministres Élisabeth Borne et Gabriel Attal, et l’ex- ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire.
Ce qui leur est reproché est pourtant lourd : avoir laissé se creuser un trou béant d’un total de près de 70 milliards d’euros dans les comptes publics, principalement à cause d’un manque de recettes fiscales par rapport à ce qui était prévu dans les lois de finances de 2023 et 2024. Et ce alors qu’ils étaient parfaitement informés de la situation à partir de l’automne 2023 par les services de Bercy.
À titre de comparaison, les montants qui se sont évaporés en seulement quelques mois sont équivalents à ce que le gouvernement Borne comptait économiser grâce à la réforme des retraites reculant l’âge de départ à 64 ans entre 2023 et... 2030 !
Un tel dérapage a des conséquences concrètes puisqu’il a amené les gouvernements suivants de Michel Barnier et de François Bayrou à élaborer des budgets particulièrement austéritaires, avec des efforts successifs demandés de 50 milliards d’euros dans le budget 2025 voté en février dernier, et de 40 milliards d’euros en 2026, comme annoncé mardi 15 avril par l’actuel premier ministre.
Certes, le corapporteur macroniste de la commission d’enquête ne conteste pas qu’un trou budgétaire s’est creusé en 2023 et en 2024 puisqu’il a admis notamment « une erreur d’évaluation des recettes fiscales qui est majeure, de l’ordre de 60 milliards d’euros : 20 milliards d’euros en 2023 et 40 milliards d’euros en 2024 ».
Dans le détail, selon une note de la Direction générale du Trésor, les recettes provenant de l’impôt sur les sociétés ont notamment été surévaluées de 19 milliards d’euros en cumulé dans les lois de finances 2023 et 2024, la TVA de 15 milliards d’euros, les cotisations sociales de plus de 10 milliards, l’impôt sur le revenu de 8 milliards, et les droits de mutation qui s’appliquent aux transactions immobilières de 5 milliards d’euros.
Mais pour Mathieu Lefèvre, ce dérapage n’est lié qu’à « une erreur d’évaluation des recettes imputable aux administrations centrales », dont les modèles de prévision étaient erronés, et non à la responsabilité des ministres en place. « Le gouvernement a dû faire face à une erreur massive de prévision de ses recettes », a-t-il affirmé.
Les modèles de prévision du ministère de l’économie sont en effet à revoir : en 2023 et en 2024, les services de Bercy ont clairement, pour un niveau donné de croissance, surestimé la consommation et les recettes de TVA afférentes ; la hausse des salaires et les recettes de l’impôt sur le revenu et des cotisations adossées ; et aussi les bénéfices déclarés par les entreprises et les recettes de l’impôt sur les sociétés qui en découlent.
Cependant, c’est peu dire que le fait de dédouaner totalement les ministres, qui sont censés être les premiers garants des deniers publics, ainsi que les membres de leurs cabinets bardés de diplômes, peine à convaincre les meilleurs spécialistes des questions budgétaires à l’Assemblée.
Surtout, l’erreur détectée en 2023 s’est reproduite en 2024, causant des dégâts deux fois plus importants sur les comptes publics, sans qu’il y ait eu de remise en cause profonde des modèles de prévision. « La défaillance du politique dans cette affaire – et c’est ce que l’on reproche aux ministres –, c’est de ne pas avoir su mettre les mains dans le cambouis » quand ils ont eu connaissance des dérapages, résume Charles de Courson, rapporteur général (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires) de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Très remonté contre l’attitude de la Macronie dans cette affaire, le député a aussi dénoncé lors d’une conférence de presse « la réaction d’enfant » de Bruno Le Maire et de ses soutiens consistant à mettre en cause la seule administration. « C’est un signe de décrépitude de la démocratie », a-t-il déploré. Le membre du cabinet d’un ancien ministre de Bercy abonde dans le sens de Charles de Courson : « À mon époque, on aurait été cloué au pilori si on avait laissé passer de telles erreurs. »
Lors de son audition par la commission d’enquête, le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, n’a pas dit autre chose : « Il est impossible – j’insiste – de prétendre en toute conscience que personne ne connaissait la fragilité répétée des prévisions durant cette période. »
Pour le président insoumis de la commission des finances, Éric Coquerel, qui a mené les auditions de la commission d’enquête, l’inaction des ministres face au dérapage des comptes publics relève davantage « d’un aveuglement collectif » créé par une vision trop optimiste des bienfaits de la politique de l’offre menée depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Dérapage qui a ensuite été « été aggravé par la volonté de retarder l’aveu de l’échec ».
Pour comprendre l’aveuglement collectif auquel Éric Coquerel fait référence, il faut revenir à l’année 2022 durant laquelle les déficits ont baissé significativement après avoir explosé en 2020 et en 2021 à cause de la crise sanitaire. L’exécutif a alors cru que les bons résultats budgétaires de 2022 étaient dus à sa politique de l’offre. Les recettes provenant de l’impôt sur les sociétés, notamment, avaient atteint un niveau meilleur qu’escompté.
Il n’en fallait pas moins pour que Gabriel Attal, alors ministre des comptes publics, se gargarise : « Si on est capables de réduire chaque année nos déficits, c’est grâce à l’activité économique très forte liée à nos réformes, qui permet davantage de rentrées fiscales », a-t-il déclaré en juillet 2022 au Parisien. Déclarations qu’il a réitérées en janvier 2023 dans un entretien au Figaro.
Persuadé que sa politique de l’offre faite de baisse d’impôts et de réformes structurelles était un succès, l’exécutif était alors à mille lieues de penser que 2022 était en fait une année exceptionnelle. Car nombre d’entreprises avaient en fait décalé à 2022 la charge fiscale dont elles auraient dû s’acquitter aux pires moments de la crise sanitaire.
« Il faut reconnaître une tendance collective à s’autopersuader que les recettes supplémentaires constatées en 2021 et en 2022 relevaient d’une dynamique, et que le même phénomène allait se produire en 2023 », a concédé lors de son audition le haut fonctionnaire Jérôme Fournel, qui a été le directeur de cabinet de Bruno Le Maire en 2024. « Il est possible que les résultats de 2022 nous aient illusionnés », a abondé François Ecalle, haut fonctionnaire et spécialiste des finances publiques, également auditionné.
Même son de cloche du côté du président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Xavier Ragot : « Il a pu y avoir l’illusion que la dynamique du marché de l’emploi était le signe d’un dynamisme de l’économie sous-jacente qui pouvait générer des recettes fiscales. »
Manquant d’humilité sur les effets réels sur les comptes publics de sa politique économique, l’exécutif n’a ensuite pas jugé bon d’agir lorsqu’à l’automne 2023 les premières notes des services de Bercy sont remontées pour alerter sur le fait que les rentrées fiscales n’étaient pas au rendez-vous. L’exécutif a alors préféré temporiser, laissant le budget 2024 être définitivement adopté par voie de 49-3.
Les déficits ont ensuite dérapé de plus belle et la pression s’est faite de plus en plus intense. Mais en février 2024, un arbitrage très discutable visant à cacher l’affaire à la représentation nationale a été pris. Alors que Bruno Le Maire poussait pour faire adopter en urgence au Parlement un projet de loi de finances rectificative (PLFR) qui aurait de facto rendu visible le trou dans le budget public, Matignon et l’Élysée en ont décidé autrement, préférant laver le linge sale en famille. « Le président de la République et moi-même avons pris la décision ensemble », a déclaré Gabriel Attal lors de son audition.
Histoire de tordre une dernière fois les faits, Bruno Le Maire a rejeté [...] la faute du dérapage budgétaire sur... les collectivités locales.
« Les risques étaient que le PLFR ne soit pas voté, et que [le premier ministre] ait à engager la responsabilité de son gouvernement, qu’il y ait plus de dépenses après qu’avant ou encore que des augmentations d’impôts soient votées », a justifié lors de son audition Emmanuel Moulin, alors directeur du cabinet de Gabriel Attal, et qui va prendre le 16 avril la succession d’Alexis Kohler – qui a par ailleurs refusé d’être auditionné par la commission d’enquête – au poste de secrétaire général de l’Élysée.
« Le gouvernement a tardé à communiquer et a volontairement dissimulé les informations qui auraient permis au Parlement et à la Cour des comptes de prendre conscience de la gravité de la situation », a pour sa part déclaré l’autre corapporteur de la commission d’enquête sur le dérapage des comptes publics, le député UDR Éric Ciotti. Selon lui, l’exécutif a reporté sciemment le débat budgétaire à plus tard, « réduisant, ce faisant, considérablement la capacité de la France à organiser un redressement des comptes publics ».
Au contraire, selon Mathieu Lefèvre, « face à l’accident imprévu et majeur sur les recettes, le gouvernement a pris en temps et en heure toutes les mesures de redressement nécessaires ». Il entend par là un décret annulant pour 10 milliards d’euros de crédits budgétaires pris en février 2024, et un autre gelant pour environ 15 milliards. Et peu importe si la vraie cause du trou budgétaire n’avait rien à voir avec un dérapage des dépenses publiques, et relevait principalement de pertes de recettes qui se sont donc poursuivies.
Malgré des signaux d’alerte envoyés par la commission des finances du Sénat qui a lancé une mission flash sur le dérapage des déficits au printemps 2024, le pot aux roses n’a été réellement découvert que début septembre 2024. Moment où le gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal a envoyé un carton de documents budgétaires aux présidents des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Et histoire de tordre une dernière fois les faits, Bruno Le Maire a rejeté, dans une lettre adressée aux parlementaires, la faute du dérapage budgétaire sur... les collectivités locales, coupables selon lui d’avoir trop dépensé pour près de « 16 milliards d’euros » par rapport à ce qui leur était demandé pour l’année 2024. Un chiffre « complètement fantaisiste », a taclé Charles de Courson, qui provenait en fait d’une extrapolation d’une prévision des services de Bercy à la mi-année.
Une prévision qu’il fallait prendre avec « d’importantes précautions méthodologiques », a expliqué lors de son audition Cécile Raquin, directrice générale des collectivités locales. In fine, le surplus de dépenses des collectivités locales s’est établi à 6,3 milliards d’euros en 2024, soit plus de deux fois moins que ce qu’avait annoncé Bruno Le Maire pour se défausser. Rien à voir avec les 40 milliards d’euros de recettes fiscales qui se sont réellement évaporés en 2024. Mais il fallait bien un dernier petit mensonge pour que la coupe soit pleine...
Mathias Thépot
Vive le dictariat de la prolétature !
- clark
- Corne verte
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- Enregistré le : 15 sept. 2020 18:07
- Localisation : Rennes
Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Ce n'est pas tant le trou creusé qui a malgré tout assuré aux français une existence protégée pendant la période Covid (notamment au niveau de leurs finances personnelles/entrepreneuriales), que l'aggravation des dépenses publiques (le pachyderme étatique que souhaite voir encore gonfler et tout régenter la France Insoumise) , l'augmentation des taxes pour les entreprises et les particuliers (TVA, épargne, etc) plutôt que celle des salaires, et le fait qu'il faudra un jour ou l'autre simplifier & éliminer toutes les allocations sociales qui font le jeu de profiteurs aguerri au niveau de la fraude, favoriser largement le travailleur par rapport aux glandeurs professionnels, etc ...
Et lorsque je vois un tel article, ce que je pense aussitôt : pour qui roule Pleynel et Médiapart ?
Alliance avec les ennemis de la France, fréristes et Cie ...
Complicité, le duo Plenel-Ramadan étant l'origine de l'islamo gauchisme ?!
Personnellement, je ne peux pas m'informer auprès d'une structure journalistique "déviante", qui ne semble pas porter dans son coeur les valeurs du pays ... Les combats de Pleynel depuis toujours n'ont jamais été vraiment "sain et honnête".
Ne pas oublier pour ceux qui parlent sans arrêt de capitalisme, que la France est le pays libéral le plus distributeur au Monde et largement!
C'est sans doute ce qui fait que cette dette publique explose. Un jour ou l'autre, cela se paiera et il faudra sabrer dans les dépenses ... et ce sont encore les pauvres qui en subiront les conséquences, trahi par des mecs comme Pleynel pour lequel ce n'est pas du tout le combat.



Et lorsque je vois un tel article, ce que je pense aussitôt : pour qui roule Pleynel et Médiapart ?
Alliance avec les ennemis de la France, fréristes et Cie ...
Complicité, le duo Plenel-Ramadan étant l'origine de l'islamo gauchisme ?!
Personnellement, je ne peux pas m'informer auprès d'une structure journalistique "déviante", qui ne semble pas porter dans son coeur les valeurs du pays ... Les combats de Pleynel depuis toujours n'ont jamais été vraiment "sain et honnête".
Ne pas oublier pour ceux qui parlent sans arrêt de capitalisme, que la France est le pays libéral le plus distributeur au Monde et largement!
C'est sans doute ce qui fait que cette dette publique explose. Un jour ou l'autre, cela se paiera et il faudra sabrer dans les dépenses ... et ce sont encore les pauvres qui en subiront les conséquences, trahi par des mecs comme Pleynel pour lequel ce n'est pas du tout le combat.
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
- Karlmat
- Blanc-bec
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- Enregistré le : 05 déc. 2016 19:24
Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Ce serait bien de lire correctement l'article avant de répondre avec tes relents complotistes habituels à côté de la plaque.
Ce n'est pas Plenel qui a écrit l'article, et il ne dirige plus Mediapart depuis plus d'un an.
Ce n'est pas Plenel qui a écrit l'article, et il ne dirige plus Mediapart depuis plus d'un an.
Vive le dictariat de la prolétature !
- clark
- Corne verte
- Messages : 8605
- Enregistré le : 15 sept. 2020 18:07
- Localisation : Rennes
Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Haaaa, je ne savais pas qu'il s'était tiré de ce canard (il est toujours malgré tout impliqué ?) mais ça ne change en rien sa ligne éditoriale visiblement.
Rien de complotiste là-dedans (entre autres les Canards fraternels avec la mouvance frèrriste), c'est de notoriété publique, de plus son déroulé de carrière est connu de tous et je ne pense pas qu'il s'en cache
Rien de complotiste là-dedans (entre autres les Canards fraternels avec la mouvance frèrriste), c'est de notoriété publique, de plus son déroulé de carrière est connu de tous et je ne pense pas qu'il s'en cache
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
- de faria
- Blanc-bec
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Macron va recevoir le président Syrien Ahmed al-Charaa

Tonton35 a écrit :
Franchement, on ne sait plus vendre, Dreossi revient.
Franchement, on ne sait plus vendre, Dreossi revient.
- bzhyoyo
- Corne verte
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
oui et ?
"For every complex problem there is an answer that is clear, simple, and wrong." - H.L. Mencken
«Tous ces gens qui nous ont chié dessus pendant des années, putain, mais prenez conscience de ça, qu’on est un putain de bon club.» Romain Danzé
«Tous ces gens qui nous ont chié dessus pendant des années, putain, mais prenez conscience de ça, qu’on est un putain de bon club.» Romain Danzé
- SizzlaDu35
- Corne verte
- Messages : 8720
- Enregistré le : 20 sept. 2018 18:40
Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Recevoir une personne liée à des groupes terroristes, interdite de voyager, qui distribue des passeports syriens à des djihadistes étrangers et dont le régime est coupable d'exactions sur des milliers de chrétiens, tu ne vois pas où est le problème ?
Dans la défaite comme dans la victoire, à jamais, Rouge et Noir
- bzhyoyo
- Corne verte
- Messages : 13784
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Faut se mettre à la page :
Ce que je vois depuis son arrivée au pouvoir (tout relatif) en Syrie, c'est une volonté d'éviter les exactions et de contrôler les factions les plus extrémistes (ce qu'il a des difficultés à faire). Et depuis, il a essayé aussi de donner des gages aux minorités. Et si la France peut l'aider à mettre au pas ces extrémistes, alors je dis que le recevoir est une bonne idée.
Alors, certes, pour l'instant, il faut être prudent sur les intentions finales mais je pense que c'est un risque à prendre car il n'y a rien à perdre : au mieux, il remet la Syrie sur les rails tout en mettant au pas les djihadistes, au pire, il ne gère rien ou se range de leur côté et au moins, on aura essayé d'éviter le scénario du pire.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_al-CharaaEn 2016, Joulani rompt également avec Al-Qaïda et forme en 2017 une nouvelle organisation, Hayat Tahrir al-Cham (HTC). À la suite d'affrontements avec d'autres groupes rebelles, HTC devient la force dominante dans le gouvernorat d'Idlib et forme un « gouvernement de salut syrien » chargé d'administrer les territoires sous son contrôle. Pendant cette période, Joulani s'éloigne du djihadisme et réprime les partisans d'Al-Qaïda et de l'État islamique. Tout en administrant sa région de manière autoritaire et conservatrice, il n'impose pas une application rigoriste de la charia et accorde une relative liberté de culte aux chrétiens et aux druzes, afin de se concilier les populations locales et la communauté internationale.
Ce que je vois depuis son arrivée au pouvoir (tout relatif) en Syrie, c'est une volonté d'éviter les exactions et de contrôler les factions les plus extrémistes (ce qu'il a des difficultés à faire). Et depuis, il a essayé aussi de donner des gages aux minorités. Et si la France peut l'aider à mettre au pas ces extrémistes, alors je dis que le recevoir est une bonne idée.
Alors, certes, pour l'instant, il faut être prudent sur les intentions finales mais je pense que c'est un risque à prendre car il n'y a rien à perdre : au mieux, il remet la Syrie sur les rails tout en mettant au pas les djihadistes, au pire, il ne gère rien ou se range de leur côté et au moins, on aura essayé d'éviter le scénario du pire.
"For every complex problem there is an answer that is clear, simple, and wrong." - H.L. Mencken
«Tous ces gens qui nous ont chié dessus pendant des années, putain, mais prenez conscience de ça, qu’on est un putain de bon club.» Romain Danzé
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- SizzlaDu35
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Je dois me mettre à la page, donc au mois de mars il n'y pas eu d'exécutions de masse de chrétiens ?
Et le fait d'accorder des passeports syriens à des djihadistes n'est pas un problème ?
Rien ne l'absout de ce à quoi il a participé.
Et le fait d'accorder des passeports syriens à des djihadistes n'est pas un problème ?
Rien ne l'absout de ce à quoi il a participé.
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- Shala
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Les druzes s’en prennent plein la tronche.
Ce type n’a pas abandonné le djihâd et souvenez-vous bien qu’il n’a pas serré la main de la ministre des affaires étrangères allemande.
Après il représente l’autorité la plus organisée pour gérer la Syrie.
Il existe donc une logique à avoir un début de relation diplomatique au nom de nos intérêts au proche orient.
Wait and see même si nous ne devons pas être naïfs face à ces assassins au nom d’une religion.
Ce type n’a pas abandonné le djihâd et souvenez-vous bien qu’il n’a pas serré la main de la ministre des affaires étrangères allemande.
Après il représente l’autorité la plus organisée pour gérer la Syrie.
Il existe donc une logique à avoir un début de relation diplomatique au nom de nos intérêts au proche orient.
Wait and see même si nous ne devons pas être naïfs face à ces assassins au nom d’une religion.
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- clark
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Je pense que nos autorités en sont conscientes, mais il est toujours utile de garder un contact, d'abord pour se faire une véritable idée, décoder ce qu'ils peuvent avoir en tête et ensuite sans dialogue, impossible parfois d'avoir d'interaction, de circuit privilégié pour moduler des actions/infléchir à minima concernant nos intérêts.
On doit faire avec même si cela ne correspond pas du tout à nos modèles.
Et il est évident que concernant les kurdes, les druzes, la place de la femme dans la société, nos engagements & implications restent les mêmes.
On doit faire avec même si cela ne correspond pas du tout à nos modèles.
Et il est évident que concernant les kurdes, les druzes, la place de la femme dans la société, nos engagements & implications restent les mêmes.
Modifié en dernier par clark le 07 mai 2025 08:47, modifié 1 fois.
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
- bzhyoyo
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Comme je l'ai dit, il semble qu'il ne contrôle pas tout alors que tu pars du principe qu'il est le commanditaire.SizzlaDu35 a écrit : 06 mai 2025 20:50 Je dois me mettre à la page, donc au mois de mars il n'y pas eu d'exécutions de masse de chrétiens ?
Et le fait d'accorder des passeports syriens à des djihadistes n'est pas un problème ?
Rien ne l'absout de ce à quoi il a participé.
"Absoudre" est de toute façon le seul choix possible : laisser la Syrie à nouveau sombrer dans le chaos est beaucoup plus dangereux au niveau de la menace terroriste que de parler avec le seul gars qui semble en mesure, potentiellement, de tenir en laisse les plus dangereux.
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- Karlmat
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Rang de la France pour la liberté de la presse : 25è.
Bravo Macron.
https://www.youtube.com/watch?v=rXqp64U ... eRefresh=1
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Vive le dictariat de la prolétature !
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Il a même ses gardes chiourmes sur le PO 
C'est pas que je n'aime pas travailler mais je n'en ferai pas mon métier
Hey ho let's go !
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- clark
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Re: A notre président Macron, élu par défaut pour la 2ème fois
Je ne sais pas mais il parait même qu'il y en a qui léchouille la petite rondelle de Mélenchon, et Dieu sait qu'elle doit être chiassouse ! 
Un tatouage Popeye sur le sexe ne coûte pas très cher, et peut complètement changer l'ambiance d'une autopsie.
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